La présence du loup sur le territoire français a un impact sur les activités des éleveurs. La prédation du loup concerne majoritairement des attaques sur les troupeaux d'ovins et de caprins. Afin de réduire la prédation sur ces troupeaux, des mesures de protection efficaces sont reconnues (gardiennage renforcé, présence de chiens de protection, électrification des clôtures). Ces mesures sont financées pour la protection des troupeaux d'ovins et de caprins. Concernant la prédation sur les lamas, si elle existe, elle concerne peu d'élevages et d'animaux. En effet, depuis 2020, on recense huit attaques ayant fait quinze victimes parmi ces camélidés. Face à ce phénomène relativement minime, le Gouvernement n'a pas prévu d'étendre le dispositif d'aide à la protection aux éleveurs de lamas. Conscient de la difficulté que des attaques peuvent engendrer dans les exploitations détentrices de camélidés, le Gouvernement rappelle que ces animaux peuvent faire l'objet d'une indemnisation. Ainsi, en cas de prédation, les détenteurs de lamas sont indemnisés tant pour les pertes directes que pour les pertes indirectes (article 6 de l'arrêté du 24 février 2024).