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🧭Gouvernement Lecornu II
Sébastien Lecornu
, Premier ministre
Laurent Nunez
, Ministère de l'intérieur

Jean-Pierre Farandou
, Ministère du travail et des solidarités
Monique Barbut
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Roland Lescure
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Serge Papin
, Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Rachida Dati
, Ministère de la culture
Stéphanie Rist
, Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
Catherine Pégard
, Ministère de la culture
Naïma Moutchou
, Ministère des outre-mer
Françoise Gatel
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Amélie de Montchalin
, Ministère de l'action et des comptes publics
David Amiel
, Ministère de l'action et des comptes publics
Philippe Baptiste
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
Marina Ferrari
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Philippe Tabarot
, Ministère des transports
Vincent Jeanbrun
, Ministère de la ville et du logement
Exposition des travailleurs de la pyrotechnie île Longue (1972-1996) accidents du travail et maladies professionnelles
Catherine Vautrin
, Ministère des armées et des anciens combattants12 mai 2026
Le ministère des armées et des anciens combattants accorde la plus grande attention à la sécurité et à la santé de ses personnels qui servent ou ont servi la dissuasion nucléaire. La marine nationale respecte la réglementation en vigueur en matière de prévention des risques radiologiques pour garantir la sécurité et la santé de son personnel, et s'applique constamment à minimiser leur exposition selon le principe dit « ALARA » (As Low As Reasonably Achievable). Ce principe de précaution et d'optimisation vise à s'assurer que toutes les dispositions nécessaires soient prises pour réduire l'exposition des personnels à un niveau aussi bas qu'il est raisonnablement possible. Ces dispositions évoluent au fil des avancées scientifiques et technologiques, même si le risque initial n'a pas évolué. De 1972 à 1996, conformément à la réglementation en vigueur, notamment le décret n° 75-306 du 28 avril 1975 relatif à la protection des travailleurs contre les dangers des rayonnements ionisants dans les installations nucléaires de base, les personnels travaillant sur le site de l'Ile Longue ont bénéficié de mesures de prévention liées au risque radiologique auquel ils pouvaient être exposés. Ces mesures concernaient à la fois l'organisation du temps de travail (temps de travail limité, distances à respecter), des formations visant à informer les travailleurs des risques liés aux rayonnements, mais également des moyens de prévention. En 1996, dans le contexte de l'arrivée des nouvelles têtes nucléaires TN75 sur la base opérationnelle de l'Ile Longue, les mesures ont révélé un niveau de rayonnement supérieur à celui constaté avec les têtes nucléaires précédentes, mais qui demeurait toujours inférieur au seuil maximal autorisé par la réglementation en vigueur et les normes internationales. La direction des constructions navales (DCN), qui relevait à l'époque du ministère de la défense, a alors pris des dispositions complémentaires et demandé au service de santé des armées d'assurer un suivi dosimétrique individualisé. Les dosimètres individuels n'étaient pas requis pour toutes les catégories de personnels avant 1996, mais des dosimètres dits d'ambiance étaient en place. Ces derniers, avec les dosimètres individuels portés par certaines catégories d'employés, ont d'ailleurs permis d'établir a posteriori que les doses individuelles annuelles reçues avant 1996 étaient inférieures aux doses individuelles mesurées à partir de 1996. Entre 1996 et 2003, le suivi dosimétrique individuel permet d'affirmer qu'aucun travailleur n'a reçu de dose au corps entier supérieure à 5 millisieverts par an (mSv/an). À partir de 2003, la législation fixe les limites annuelles admissibles à 1 mSv pour le grand public et à 6 mSv pour les travailleurs du nucléaire de catégorie B, dont les salariés de la pyrotechnie de l'Ile Longue. Depuis 2003, les activités de la DCN, reprises par DCN-SA devenue Naval Group, ne relèvent plus de la responsabilité de l'État, qui reste néanmoins l'exploitant. Lors de ce changement de statut, le ministère de la défense s'est assuré de la continuité du suivi avec les services de la DCN. En termes de suivi des travailleurs, les relevés de dosimétrie individuels sont insérés dans les livrets médicaux des intéressés, ce qui leur permet d'avoir accès à leur relevé dosimétrique individuel sur simple demande. Ces données sont également archivées par le service de protection radiologique des armées et l'autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ex-IRSN). Il a également été procédé à une reconstitution a posteriori des doses individuelles annuelles reçues au cours de la période antérieure à 1996. L'ensemble de ces bilans poussés n'a révélé aucune anomalie. Enfin, un suivi médical personnalisé a été instauré pour l'ensemble des personnels en poste à la pyrotechnie de I'Ile Longue, y compris pour les personnes n'étant plus affectées à ces travaux. Le ministère met ainsi tout en œuvre pour maitriser les risques à travers l'information de ses personnels, la mise en place de mesures de prévention et de protection rigoureuses, ainsi qu'un suivi médical adapté. Ces mesures sont constamment évaluées et améliorées, et continueront à l'être dans le cadre de la modernisation des moyens de la dissuasion nucléaire. S'agissant enfin de la question de l'égalité devant la loi des victimes de la maintenance et de l'assemblage des armes nucléaires de la pyrotechnie de l'Ile Longue et de celles des essais nucléaires, le principe d'égalité n'impose pas de traiter de manière identique des situations différentes. Le Conseil d'État, dans son avis du 8 janvier 2026, a relevé que la situation des victimes des essais nucléaires en Polynésie française présente des caractéristiques très spécifiques : exposition directe à des essais, dans des conditions de temps et de lieu précisément identifiées, liée à une activité régalienne de l'État et entraînant des risques sanitaires particuliers. Or, ces éléments se distinguent de la situation des personnels de l'Ile Longue au regard de la nature de l'exposition et des risques encourus. L'existence de régimes d'indemnisation distincts ne méconnaît donc pas le principe d'égalité, dès lors que ces situations sont objectivement différentes.
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