Philippe Tabarot,
Ministère des transports •
21 avr. 2026Le Gouvernement est profondément attaché à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sous toutes leurs formes, aussi bien dans les entreprises que dans les administrations et les services publics. La mise en place d'une politique de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et le traitement des faits de violence ou de harcèlement de cette nature dans l'entreprise relèvent en premier lieu de la responsabilité de l'employeur, le cas échéant sous le contrôle de l'inspection du travail, en vue d'assurer la sécurité des travailleurs et protéger leur santé physique et mentale. Pour autant, le Gouvernement est particulièrement vigilant à ce que les engagements pris et les actions mises en œuvre dans les entreprises publiques, comme la Régie autonome des transports parisiens (RATP), soient exemplaires en la matière. Le Gouvernement connaît l'engagement de la RATP et de ses dirigeants depuis de nombreuses années pour une politique volontariste de prévention et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes. Ces engagements sont déclinés au sein du groupe RATP et dans sa politique de ressources humaines, notamment au travers du plan d'actions pour l'égalité professionnelle mis à jour en 2025 en concertation avec les organisations syndicales représentatives de l'entreprise. La RATP a ainsi investi dans les outils de prévention des violences sexistes et sexuelles en portant une attention particulière à la formation de ses salariés, et en particulier de ses personnels d'encadrement. De nombreuses actions de formation et de communication, des conférences et des espaces dédiés à la parole des femmes sont mis en place au sein de l'entreprise chaque année. La RATP a également mis en place un dispositif dédié de lutte contre les violences sexistes et sexuelles sous toutes leurs formes permettant aux victimes et témoins de signaler les situations rencontrées dans le cadre de leur activité professionnelle et de recevoir un accompagnement. En application de l'article L. 1153-5-1 du code du travail créé par la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, la RATP a ainsi désigné une personne référente d'entreprise en matière de lutte contre les agissements sexistes et le harcèlement sexuel. Son rôle est d'orienter les encadrants et les salariés qui s'estimeraient victimes vers une personne ressource afin d'obtenir des conseils, dénoncer les faits et agir pour faire cesser les troubles ou prendre conseils. Une plateforme interne joignable par téléphone ou par courriel est disponible à tout moment pour avoir accès à un interlocuteur privilégié. Afin d'accompagner et de prendre en charge les salariés témoins ou victimes de situations de violences sexistes et sexuelles, la RATP a mis en place une palette de mesures à différents niveaux de l'entreprise pour recueillir la parole des salariés, les accompagner dans leurs démarches, traiter leurs signalements et protéger les victimes. Ces mesures s'accompagnent d'une démarche de transparence sur les signalements recueillis auprès des organisations syndicales représentatives de l'entreprise. Des enquêtes internes permettant d'entendre les personnes concernées et de faire la lumière sur la situation sont diligentées lorsque les faits signalés le justifient. En cas de faits fautifs avérés, une procédure disciplinaire est déclenchée, pouvant aller jusqu'au licenciement, sans préjudice d'éventuelles poursuites pénales.