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🧭Gouvernement Lecornu II



















🤔Carte scolaire et moyens d'enseignement pour la rentrée 2026
10 mars 2026
Julien Brugerolles
enseignement
M. Julien Brugerolles interroge M. le ministre de l'éducation nationale sur l'évolution des moyens d'enseignement et les mesures de carte scolaire prévues pour la rentrée scolaire 2026 dans l'académie de Clermont-Ferrand et plus particulièrement dans la 5e circonscription du Puy-de-Dôme. À la rentrée prochaine, les suppressions de postes prévues par la loi de finances, les mesures de carte scolaire dans le premier degré et les diminutions de dotations horaires dans le second degré suscitent de vives inquiétudes dans les établissements, auprès des équipes pédagogiques, des élus locaux et des familles. Dans l'académie de Clermont-Ferrand et plus particulièrement dans la 5e circonscription du Puy-de-Dôme, la baisse démographique est avancée pour justifier une diminution importante des moyens d'enseignement. Le schéma arrêté prévoit ainsi le retrait de 49 postes dans le premier degré et un nombre équivalent dans le second degré. Dans la 5e circonscription du Puy-de-Dôme, ces décisions suscitent de nombreuses interrogations quant à leur adéquation avec les réalités locales. Lors d'une question orale posée le mardi 17 février 2026 par M. le député, M. le ministre a assuré que la carte scolaire reposait sur une répartition des moyens prenant en compte les évolutions démographiques ainsi que les spécificités territoriales, sociales et géographiques, notamment grâce à l'indice d'éloignement. Il a également affirmé que ces décisions étaient conduites dans le dialogue avec les acteurs locaux. Toutefois, sur le terrain, de nombreux élus, parents d'élèves et enseignants ont le sentiment que les décisions prises relèvent davantage d'une logique comptable que d'une véritable prise en compte des réalités locales. Dans ces territoires, les écoles fonctionnent majoritairement en classes multiniveaux, voire en classes uniques, ce qui nécessite un encadrement renforcé. Les collèges ruraux jouent également un rôle structurant pour l'aménagement et l'attractivité des territoires, tout en accueillant des élèves dont les indices de position sociale sont souvent faibles. Par ailleurs, certains lycées, notamment dans le bassin de Thiers, sont engagés dans des démarches visant à améliorer la réussite des élèves, parfois dans un contexte d'effectifs en hausse. En outre, malgré les déclarations de M. le ministre, plusieurs élus locaux estiment n'être pas réellement associés aux décisions en amont et déplorent un dialogue insuffisant, tardif, voire confus. Cette situation alimente un sentiment d'incompréhension et d'inquiétude quant à l'avenir de l'offre éducative en milieu rural. Au regard de ces éléments, il lui demande si le Gouvernement est prêt à reconsidérer la carte scolaire et les dotations des collèges et des lycées pour la rentrée 2026, comment il entend concrètement garantir la prise en compte des réalités territoriales et sociales dans l'évolution des moyens d'enseignement et sortir d'une approche principalement fondée sur les seuls effectifs. Dans le même sens, il souhaite connaître les garanties que le Gouvernement peut apporter quant à la préservation d'une offre scolaire de qualité et de proximité dans les territoires ruraux, afin de répondre aux enjeux d'égalité des chances et d'aménagement du territoire.
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💡14 juil. 2026
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale • 📌Épinglé
Dans le département du Puy-de-Dôme, les effectifs du premier degré sont en baisse : 50 788 élèves en 2017 contre 46 843 en 2025 soit une diminution de près de 4 000 élèves. Cette évolution s'est accompagnée d'une amélioration du taux d'encadrement avec une baisse du nombre moyen d'élèves par classe qui est passé de 23,0 à 21,2 sur la même période. Les projections pour 2026 confirment cette tendance, avec une nouvelle baisse de plus de 1 000 élèves. Dans le second degré, les effectifs sont également en baisse, même si celle-ci est moins importante. Si le budget 2026 tire les nécessaires conclusions de cette évolution marquée des effectifs, le Gouvernement s'inscrit donc dans une logique consistant à limiter au maximum les effets de la baisse démographique. Les décisions relatives à la carte scolaire reposent sur un dialogue étroit entre les services de l'État et les élus locaux, pour concilier l'évolution démographique, les besoins pédagogiques et les réalités territoriales. Afin de renforcer cette capacité d'anticipation et de concertation, le Gouvernement a engagé, dans le cadre du plan France Ruralités, une démarche de dialogue territorial autour des observatoires des dynamiques rurales (ODR). Copilotés par le préfet et l'inspecteur d'académie-directeur académique des services de l'éducation nationale, ces observatoires permettent de partager avec les élus et les partenaires territoriaux un diagnostic objectivé des évolutions démographiques et scolaires, d'analyser leurs conséquences sur le maillage éducatif et d'inscrire les réflexions relatives à l'organisation du réseau scolaire dans une perspective prospective dépassant la seule logique annuelle de la carte scolaire. Cette démarche a été confortée en janvier 2026 par une instruction interministérielle conjointe du ministre de l'intérieur et du ministre de l'éducation nationale, qui généralise ces instances à tous les territoires, ruraux comme urbains. Les observatoires des dynamiques rurales et territoriales (ODRT) sont ainsi installés dans tous les départements, en remplacement des ODR. Dans le département du Puy-de-Dôme, cette dynamique de concertation a été engagée dès le lancement du dispositif, avec la mise en œuvre de l'ODR dès 2024, permettant d'associer les acteurs locaux à une réflexion partagée sur l'évolution de l'offre éducative et sur l'organisation du réseau scolaire à moyen terme. En complément de ce travail de concertation sur le maillage scolaire, le ministère accompagne les territoires ruraux à travers les territoires éducatifs ruraux (TER). Ces projets de territoire visent à renforcer la continuité éducative et l'attractivité des parcours scolaires en milieu rural, en fédérant les acteurs éducatifs, les collectivités et les partenaires locaux autour d'actions éducatives, culturelles et d'orientation. Ils contribuent à soutenir la réussite des élèves et à maintenir une offre éducative attractive pour les familles. Dans le Puy-de-Dôme, deux TER sont aujourd'hui engagés dans cette démarche, témoignant de la mobilisation des acteurs locaux et de l'État pour structurer une réponse éducative adaptée aux enjeux des territoires ruraux, dont l'un situé à La Monnerie-le-Montel, au sein de la 5e circonscription du Puy-de-Dôme. Ainsi, par le renforcement du dialogue territorial autour des ODR puis des ODRT et par l'accompagnement éducatif apporté à travers les TER, l'État entend poursuivre un objectif clair : garantir un service public de l'éducation de qualité, concerté et adapté aux réalités des territoires ruraux, tout en veillant à l'égalité des chances pour l'ensemble des élèves.
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