La lutte contre l'introduction d'objets interdits et substances illicites en détention constitue une priorité de l'administration pénitentiaire afin de garantir la sécurité des établissements. Elle s'appuie sur le déploiement de dispositifs de sécurité passive, tant au-dessus des établissements que des cours de promenade et au niveau des cellules. La maison d'arrêt (MA) de Bonneville est d'ores-et-déjà dotée de filets antiprojections, adossés au mur d'enceinte, dont la hauteur rend plus difficile les projections depuis les abords. Également, afin de se prémunir contre l'introduction et la circulation d'objets dangereux en détention, notamment dans les secteurs les plus sensibles que sont les portes d'entrée principales, les parloirs, les ateliers, les bâtiments d'hébergement. Tous les établissements de métropole et d'outre-mer sont équipés de contrôleurs à bagages par rayons X, portiques de détection de masses métalliques et détecteurs manuels de masses métalliques. Au sein de certains établissements pénitentiaires, il est possible de déployer des dispositifs de protection des cours de promenade sur le modèle de filets fixes ou rétractables. Ils ne peuvent toutefois être installés que sur des cours de petite taille au regard des impératifs structurels en raison des risques d'effondrement des murs ou poteaux qui doivent soutenir le montage. Des études poussées incluant des expertises géotechniques ou densitométriques sont ainsi nécessaires. En outre, les poteaux de soutiens des filets ne peuvent être implantés dans toutes les cours de promenade, au risque de présenter un potentiel moyen d'évasion. La MA de Bonneville n'est pour l'instant pas dotée de ce type d'équipement. Une stratégie de déploiement de couverture des cours de promenade est en cours d'élaboration pour accélérer la dynamique à l'échelle nationale. Depuis 2025, un premier programme de sécurisation renforcée a été engagé au bénéfice de 6 établissements pénitentiaires identifiés. 5 autres l'ont été en début 2026. Ces établissements font l'objet d'investissements prioritaires en matière de sécurisation périmétrique, de moyens de détection, de brouillage, de vidéoprotection et d'aménagements destinés à renforcer leur étanchéité. Cette première phase a vocation à être progressivement étendue à d'autres établissements, selon une priorisation fondée sur l'analyse du risque, les remontées du renseignement pénitentiaire et l'évolution des menaces. Depuis 2025, un premier programme de sécurisation renforcée a été engagé au bénéfice de 11 établissements pénitentiaires identifiés comme les plus exposés aux phénomènes de projections, de livraisons par drones et d'introduction d'objets prohibés. Ces établissements font l'objet d'investissements prioritaires en matière de sécurisation périmétrique, de moyens de détection, de brouillage, de vidéoprotection et d'aménagements destinés à renforcer leur étanchéité. Cette première phase a vocation à être progressivement étendue à d'autres établissements, selon une priorisation fondée sur l'analyse du risque, les remontées du renseignement pénitentiaire et l'évolution des menaces.