L'enseignement des langues vivantes régionales bénéficie d'un cadre juridique renforcé depuis la loi n° 2021-641 du 21 mai 2021 et la circulaire du 14 décembre 2021, qui en garantissent la diffusion au sein du système éducatif. La volonté du ministère de l'éducation nationale est d'œuvrer en faveur de la valorisation des langues vivantes régionales. Ainsi, le décret n° 2026-689 du 28 juillet 2026 portant création de l'indication « cursus bilingue » sur les diplômes des baccalauréats général et technologique concernant les langues vivantes régionales et l'arrêté relatif aux conditions d'attribution constituent une avancée importante. À partir de la session 2028, les candidats au baccalauréat pourront passer une des deux épreuves de spécialité dans une langue régionale, dès lors qu'ils auront suivi un enseignement bilingue dans cette spécialité sur la totalité des classes de première et de terminale et qu'ils auront appris cette langue au lycée en deuxième ou troisième langue vivante. S'agissant du diplôme national du brevet (DNB), conformément à l'article 12 de l'arrêté du 31 décembre 2015, l'épreuve écrite d'histoire-géographie-éducation morale et civique peut être composée dans la langue vivante régionale, et une mention « langue régionale », suivie de la désignation de la langue concernée, peut être inscrite sur le DNB, sous réserve d'un niveau A2 renseigné dans le livret scolaire unique (LSU). La note de service du 2 septembre 2025 relative aux modalités d'attribution du diplôme national du brevet à compter de la session 2026 dispose, quant à elle, que le candidat peut effectuer une partie de l'épreuve orale en langue vivante régionale, dans la mesure où cette langue est enseignée dans l'établissement. Pour la session 2026, les dérogations permettant la traduction des sujets ont été reconduites, de même que celles autorisant les candidats à composer dans leur langue vivante régionale. S'agissant de la valorisation à l'examen, le contrôle continu, qui représente 40 % de la note finale du DNB, est fondé sur les moyennes des disciplines enseignées en classe de 3e : il intègre à ce titre l'enseignement de langue vivante régionale (LVR) - désormais reconnu au titre de la langue vivante 2 (LV2) - ainsi que les enseignements dispensés en LVR dans les établissements bilingues ou immersifs. L'enseignement de langues et cultures régionales (LCR) est quant à lui pris en compte, comme l'ensemble des enseignements facultatifs, à hauteur des points obtenus au-dessus de 10/20. Enfin, les connaissances lexicales, grammaticales et culturelles mobilisées en langue régionale à l'oral constituent des critères dont les établissements peuvent se saisir pour élaborer leur grille d'évaluation de l'épreuve. Ce nouveau mode de calcul, en cohérence avec les nouvelles exigences du DNB, n'a pas vocation à être modifié. Par ailleurs, la mise en oeuvre des nouveaux programmes pour le collège fourniront aux langues vivantes régionales un cadre structuré d'apprentissage associé à des attendus de niveau plus exigeants, gage d'une meilleure maîtrise et d'une transmission renforcée.