Le Gouvernement est pleinement conscient des difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises du transport routier de marchandises en raison de la forte hausse des prix des carburants liée à la situation internationale. Afin d'apporter une réponse immédiate à cette situation, le Gouvernement conduit des échanges étroits avec les fédérations professionnelles et a mobilisé plusieurs leviers complémentaires. Au-delà d'une première série de mesures rapidement mobilisables par les entreprises (report des cotisations sociales, étalement des échéances fiscales, prêts de court terme sans garantie, etc.), il a instauré une aide exceptionnelle, directe, temporaire et ciblée en faveur des entreprises les plus exposées aux effets de l'augmentation des prix des carburants, dont l'activité principale relève des transports publics routiers de marchandises, de voyageurs et du transport sanitaire. Cette aide, instituée par le décret n° 2026-289 du 17 avril 2026, attribuée sous conditions, prend la forme d'un montant forfaitaire attribué par véhicule éligible, dont le niveau varie selon la catégorie de véhicule concernée, dans la limite de 60 000 euros par entreprise. Son montant a été déterminé sur la base d'une compensation moyenne correspondant à une aide de l'ordre de 20 centimes d'euro par litre de carburant consommé sur un mois d'activité, afin d'atténuer une partie des surcoûts supportés par les entreprises. Compte tenu de la persistance des tensions sur les coûts du carburant, ce dispositif a été reconduit au titre du mois de mai par le décret n° 2026-591 du 3 juillet 2026, selon des modalités ajustées. Le Gouvernement est également particulièrement attentif au respect des règles applicables aux relations commerciales dans le secteur. Les clauses d'indexation carburant prévues par le code des transports ainsi que les délais de paiement encadrés par le code de commerce constituent des facteurs essentiels pour préserver l'équilibre économique des entreprises de transport. Outre la mobilisation du Médiateur des entreprises, les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ont renforcé leurs contrôles afin de veiller au respect effectif de ces obligations. Pour répondre au souhait des professionnels, le comité national routier a adapté temporairement, à la demande du Gouvernement, la fréquence de publication des indices relatifs au prix du gazole, pour assurer une diffusion tous les quinze jours, afin de permettre, lorsque cela est possible, des ajustements tarifaires plus rapides et des facturations plus fréquentes en vue d'améliorer la trésorerie des entreprises. Au-delà des mesures d'urgence, le Gouvernement poursuit son accompagnement de la transition énergétique du secteur afin de renforcer durablement sa compétitivité. Le plan d'électrification annoncé par le Premier ministre prévoit notamment un renforcement des aides à l'acquisition de véhicules lourds et de véhicules utilitaires légers électriques. Depuis le 1er juin 2026, les soutiens à l'achat de ces véhicules ont ainsi été revalorisés et peuvent atteindre jusqu'à 100 000 euros pour un tracteur routier, afin d'accélérer le renouvellement des flottes, la décarbonation et de réduire la dépendance des entreprises aux énergies fossiles. Des aides à l'installation de bornes de recharge sont également prévues. Dans un contexte budgétaire contraint, ces différentes mesures traduisent la pleine mobilisation du Gouvernement pour répondre aux difficultés conjoncturelles rencontrées par les entreprises du transport routier, tout en accompagnant la transformation du secteur et en inscrivant son action dans une perspective de souveraineté énergétique de la France.