Qu'il s'agisse d'une éventuelle défaillance de l'entreprise, ou de l'absence définitive d‘un maître d'apprentissage, plusieurs solutions permettent à l'apprenti concerné de poursuivre son cycle de formation. Ainsi, d'une part, il est possible de mettre l'apprenti à disposition d'une autre entreprise, sans rompre son contrat d'apprentissage, dès lors que les prescriptions des articles R. 6223-10 et suivants du code du travail sont respectées. D'autre part, en cas de rupture anticipée du contrat d'apprentissage, l'article L. 6222-18-2 du même code impose à l'organisme de formation de conserver pendant six mois l'apprenti dans son effectif d'apprenants. Si l'apprenti signe un contrat avec une nouvelle entreprise pour terminer sa formation, cette dernière sera éventuellement éligible à l'aide financière au titre de ce contrat d'apprentissage. Le montant et les modalités de l'aide accordée au nouvel employeur s'apprécient en fonction de la date de conclusion de ce contrat. Enfin, lorsqu'une entreprise embauche un apprenti après une rupture, un nouveau contrat d'apprentissage doit être signé. Par conséquent, les barèmes d'aides applicables sont ceux en vigueur à la date de conclusion de ce nouveau contrat. Ils sont consultables sur la page du site du ministère du travail.