La France s'est toujours tenue aux côtés de l'Arménie. Quand l'Arménie s'est trouvée menacée dans sa souveraineté, nous avons bâti avec elle une relation de défense, pour l'aider à protéger sa population et son territoire. Nous avons su convaincre nos partenaires européens de lancer la mission de l'Union européenne en Arménie (EUMA), qui a tant fait pour la sécurité des frontières de l'Arménie. Nous avons pleinement soutenu les accords de Washington du 8 août 2025, qui ont ouvert une page nouvelle pour le Sud-Caucase. La France a été présente à chaque étape du processus de normalisation entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Dès 1995, nous avons activement contribué aux efforts de médiation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), en assumant la co-présidence du groupe de Minsk. En 2022, lors du sommet de la Communauté politique européenne de Prague, l'implication du Président de la République et du président du Conseil européen a permis d'obtenir une avancée décisive : pour la première fois, l'Arménie et l'Azerbaïdjan se sont engagés à respecter mutuellement leur intégrité territoriale. La France attache une importance particulière au sort des réfugiés du Haut-Karabagh. Dès septembre 2023, nous avons été leur premier soutien humanitaire, mobilisant près de 32 M€ pour les aider à trouver refuge en Arménie. Les initiatives des élus, des collectivités territoriales, des organisations de la société civile et de la diaspora sont venues compléter cet effort. La France a suivi avec attention les procès des Arméniens du Haut-Karabagh, depuis leur ouverture en janvier 2025, jusqu'aux condamnations prononcées par le tribunal militaire de Bakou. Nous avons rappelé à plusieurs reprises le gouvernement azerbaïdjanais à ses obligations internationales, en particulier en matière de respect des droits fondamentaux, du droit à un procès équitable et à des conditions de détention dignes et sûres. Nous avons également demandé que les signalements de torture et de mauvais traitements fassent l'objet d'une enquête rapide et impartiale. Comme le ministre de l'Europe et des affaires étrangères l'a affirmé devant l'Assemblée nationale le 3 février 2026, nous appelons à la libération de toutes les personnes détenues arbitrairement en Azerbaïdjan et nous formons le vœu que le processus de normalisation en cours permettra de résoudre leur situation. Concernant la question très sensible de la préservation du patrimoine culturel et cultuel dans la région, la France a toujours appelé à la protection des patrimoines arménien comme azerbaïdjanais, notamment au sein de l'UNESCO. Des projets de coopérations financées par l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine (ALIPH) ont été proposés à l'Arménie et à l'Azerbaïdjan.