La valorisation des métiers de l'autonomie figure parmi les priorités de la feuille de route du Gouvernement, qui mobilise pour cela plusieurs leviers : l'accès à la formation, l'amélioration des conditions de travail et la lutte contre la sinistralité, une politique salariale attractive et la régulation de l'intérim. Cette valorisation des métiers est un axe fort de la mobilisation France Autonomie lancée au printemps et pour laquelle des travaux associant les parties prenantes des politiques de l'autonomie en vue de la conférence nationale de l'autonomie. Un recours excessif au travail temporaire peut fragiliser les équipes, alourdir la masse salariale et nuire à la continuité de l'accompagnement des résidents. Le Gouvernement a donc renforcé, ces dernières années, l'encadrement de l'intérim dans les établissements sanitaires et médico-sociaux. Les infirmiers, aides-soignants et autres professionnels paramédicaux doivent désormais justifier de deux ans d'exercice avant d'être mis à disposition d'un établissement par une entreprise de travail temporaire. L'objectif est d'éviter que de jeunes diplômés n'entament leur carrière par des missions d'intérim et de favoriser un premier exercice au sein d'une équipe. Des contrôles et des sanctions sont prévus en cas de manquement. Par ailleurs, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 a instauré un plafonnement des dépenses de travail temporaire dans les établissements et services publics. Ce dispositif limite les hausses excessives du coût des missions tout en préservant un recours ponctuel à l'intérim lorsque c'est nécessaire. Ces mesures s'inscrivent dans une politique durable de recrutement et de fidélisation, notamment dans les Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Sur le volet rémunération, l'État a financé des revalorisations pour un montant proche de 4 milliards d'euros, dont la plus récente, le « Ségur pour tous », bénéficie à l'ensemble des salariés concernés de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale. Concernant la formation et le recrutement, plus de 13 500 places supplémentaires ont été créées entre 2020 et 2025 dans les formations d'infirmier, d'aide-soignant et d'accompagnant éducatif et social. Pour atteindre l'objectif de 50 000 professionnels supplémentaires en EHPAD d'ici 2030, 4 500 équivalents temps plein supplémentaires sont financés en 2026. À partir de 2027, les « Team Autonomie » de France Travail seront déployées dans tous les départements pour faciliter des recrutements pérennes. S'agissant des contrats aidés, leur recalibrage vise à renforcer leur portée en matière d'insertion professionnelle durable. Dans le secteur non lucratif, les anciens dispositifs ont été progressivement remplacés par les parcours emploi compétences, qui associent emploi, accompagnement et formation. Enfin, l'attractivité du secteur passe aussi par des actions de communication. En novembre 2024, le Gouvernement a lancé la campagne « Prendre soin », à la fois plateforme numérique et programme national de recrutement, destinée à faire connaître les métiers du soin et de l'accompagnement aux jeunes, aux demandeurs d'emploi et aux personnes en reconversion. Ces mesures traduisent la volonté du Gouvernement d'apporter une réponse durable aux difficultés du secteur : mieux former, mieux fidéliser et améliorer les conditions d'exercice. Il s'agit de consolider les équipes permanentes, de limiter le recours disproportionné à l'intérim et de garantir aux résidents d'EHPAD des soins et un accompagnement de qualité.