La France est attentive au respect des droits de l'Homme et des libertés fondamentales en Tunisie comme partout dans le monde. La liberté d'expression et la liberté d'association, comme l'indépendance de la justice et les droits de la défense, sont des principes garantis par la Constitution tunisienne ainsi que par les conventions des Nations unies auxquelles la Tunisie comme la France ont souscrit. La France suit donc avec attention l'évolution du contexte intérieur tunisien et s'est exprimée à plusieurs reprises à ce sujet. Le ministère de l'Europe et des affaires étrangères (MEAE) a exprimé à plusieurs reprises sa préoccupation face à la vague d'arrestations et d'interpellations en Tunisie, dont ont fait l'objet plusieurs avocats, journalistes et membres d'associations. La situation de Maître Sonia Dahmani, en particulier, a fait l'objet d'un suivi étroit depuis son arrestation le 11 mai 2024. Maître Dahmani avait bénéficié d'une remise en liberté conditionnelle, le 27 novembre 2025. Le Parlement européen avait plaidé en ce sens dans une résolution, le 27 novembre 2025. La France a pris note de sa condamnation, le 13 avril 2026, à une peine de 18 mois de prison ferme. L'engagement de la France en faveur de la défense et de la promotion des droits de l'Homme est constant. Les sociétés française et tunisienne sont liées par une profonde amitié. C'est cette relation qui nous permet d'entretenir avec les autorités tunisiennes un dialogue régulier, franc et constructif, y compris sur les droits humains, avec toute l'exigence que permet notre partenariat. La tenue d'un nouveau Conseil d'association Union européenne-Tunisie permettrait d'aborder la situation des droits de l'Homme et des libertés fondamentales en Tunisie, comme le prévoit l'article 2 du traité d'association (1998).