La France est attentive au respect des droits de l'Homme et des libertés fondamentales en Tunisie comme partout dans le monde. La liberté d'expression et la liberté d'association, comme l'indépendance de la justice et les droits de la défense, sont des principes garantis par la Constitution tunisienne ainsi que par les conventions des Nations unies auxquelles la Tunisie comme la France ont souscrit. La France suit donc avec attention l'évolution du contexte intérieur tunisien. Nous dialoguons avec les autorités tunisiennes sur ces sujets de manière régulière, franche et constructive, avec toute l'exigence que permet notre partenariat, et nous continuerons à le faire, à titre bilatéral et dans le cadre prévu par le traité d'association entre la Tunisie et l'Union européenne, fondé sur le respect des principes démocratiques (article 2) et qui prévoit un dialogue politique régulier (article 3). Par conséquent, la France suit la situation d'Ayachi Zammel avec attention, depuis son arrestation en septembre 2024. L'organisation de l'élection présidentielle tunisienne d'octobre 2024 a été marquée par l'invalidation des dossiers de nombreux candidats. Par sa décision du 27 février 2026, la Cour de cassation de Tunisie a rejeté les pourvois formés par Monsieur Zammel mais a réduit la durée de sa peine (ses huit peines cumulées sont passées de 35 à 4 ans de prison).