Le Gouvernement est particulièrement attentif à garantir les mobilités de toutes et tous, sur tous les territoires. En l'espèce, il semble nécessaire de relativiser l'impact des augmentations concernées. Pour les véhicules légers, il est question d'une hausse de 20 c€ au pont de Normandie, et 10 c€ au pont de Tancarville, soit des évolutions d'un peu plus de 3 %. Ces augmentations répondent par ailleurs à un seul et unique impératif : financer les importants programmes de travaux sur les deux ouvrages, évalués à 275 M€ sur la période 2026-2031. Parmi ces travaux, on peut tout particulièrement identifier : sur le pont de Tancarville, la protection anticorrosion du tablier métallique sera reprise et les câbles porteurs seront protégés ; sur le pont de Normandie, environ 25 haubans seront remplacés et différents ouvrages seront remis en peinture. Ces investissements sont indispensables pour garantir la sécurité et la pérennité de ces ouvrages. Compte tenu de la situation économique actuelle de la CCI, concessionnaire des ponts, et conformément aux dispositions des contrats de concession, l'évolution des tarifs mise en œuvre au 1er mai est nécessaire. Ces ouvrages se distinguent néanmoins toujours par des évolutions tarifaires particulièrement contenues. Elle intervient par exemple sur les tarifs des abonnés après un gel depuis 1996, malgré une inflation de 58% depuis cette date. Cette augmentation des tarifs des abonnés permet une répartition plus équitable des coûts engendrés par les programmes de travaux entre les usagers.