Le développement de la pratique sportive des personnes en situation de handicap constitue une priorité du Gouvernement, renforcée par l'héritage des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris (JOP) 2024 et inscrite au cœur de la stratégie nationale Sport et handicap 2030. Cette ambition repose sur un principe simple : permettre à chaque personne en situation de handicap de pratiquer une activité physique ou sportive dans la structure qui répond le mieux à ses attentes, ses besoins et son niveau d'autonomie. Dans cette perspective, le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative vise à développer l'offre inclusive de tous les clubs, affiliés à toutes les fédérations sportives. Mais cette démarche ne saurait se faire au détriment des fédérations spécialisées, dont l'expertise est reconnue et demeure indispensable. La Fédération française handisport et la Fédération française du sport adapté jouent un rôle essentiel dans l'accompagnement des pratiquants, la formation des encadrants, le développement des disciplines adaptées, l'accès à la compétition ainsi que l'accueil des personnes présentant les situations de handicap les plus complexes. Leur savoir-faire constitue un atout majeur pour l'ensemble du mouvement sportif. Leurs effectifs ne sont pas en danger. Si certains clubs locaux enregistrent des baisses d'effectifs depuis le transfert de délégations parasportives, au niveau national, la Fédération française handisport (hors période covid) ne cesse de voir ses licenciés augmenter, passant de 27 000 licenciés en 2017 à plus de 33 000 licenciés en 2024. Selon l'INJEP (Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire), la Fédération française handisport est la 2e fédération à avoir connu la plus grande augmentation de licenciés au sortir des JOP 2024 (+ 21 % entre novembre 2023 et novembre 2024 contre + 5 % en moyenne). La stratégie nationale Sport et Handicap 2030 repose précisément sur une logique de complémentarité entre les fédérations spécialisées et les fédérations sportives ordinaires, afin de favoriser des parcours de pratique adaptés et évolutifs. Elle prévoit notamment de renforcer les coopérations entre les acteurs, de développer les passerelles entre les établissements médico-sociaux et les clubs affiliés aux fédérations sportives et de mieux accompagner les structures dans la mise en œuvre d'une offre de pratique de qualité. L'État continue pleinement son engagement aux côtés des deux fédérations historiques du parasport. Le ministère met à leur disposition 44 cadres d'État (conseillers techniques sportifs) exerçant des missions de développement du parasport ou d'accompagnement de la performance (soit 3,48 M€ par an). Via l'Agence nationale du sport (ANS), elles bénéficient du financement de 22 des 45 emplois sportifs qualifiés nationaux dédiés exclusivement au parasport, afin de contribuer au développement de la pratique sportive pour les publics en situation de handicap. L'ANS soutient financièrement la Fédération française handisport et la Fédération française du sport adapté, respectivement à hauteur de 5,7 M€ et 1,7 M€ annuels via les contrats de développement et contrats de performance. Les projets de leurs clubs affiliés, comités départementaux et ligues régionales sont soutenus à hauteur de près de 2 M€ annuels pour chaque fédération, via les plans sportifs fédéraux favorisant l'accès à la pratique, la formation des encadrants et l'accompagnement des pratiquants. Les clubs et comités en particulier handisport bénéficient largement de l'enveloppe de 2,5 M€, gérée par l'ANS, destinée à l'achat de matériel et de véhicules adaptés. En 2025, dans le cadre de l'appel à projets Impact 2024 « aide humaine dans le parasport », les deux fédérations ont obtenu une aide de 40 000 € chacune pour mettre en place des dispositifs d'accompagnement humain pour les personnes les moins autonomes dans leur pratique sportive. Le Gouvernement demeure attentif à l'évolution des modèles économiques des fédérations sportives spécialisées. Le ministère reste à l'écoute des fédérations concernées afin d'identifier les leviers permettant de préserver leur expertise et d'assurer un développement harmonieux du sport inclusif sur l'ensemble du territoire en lien avec les fédérations homologues. L'objectif poursuivi n'est pas d'opposer fédérations sportives ordinaires et fédérations spécialisées, mais de garantir leur complémentarité, afin que chaque personne en situation de handicap puisse librement choisir un sport et avoir la possibilité de le pratiquer au plus près de chez elle.