Si le principe de laïcité implique que l'État ne reconnaisse ni ne salarie aucun culte et qu'il n'intervienne pas dans leur organisation interne, il appartient néanmoins aux pouvoirs publics d'apporter à leurs agents, par voie de circulaires et instructions, les éléments de contexte et de compréhension nécessaires à l'exercice de leurs missions, notamment lorsqu'une pratique cultuelle présente des enjeux d'ordre public, de santé publique ou de protection animale. Dans ce cadre, les formulations « cette fête commémore, dans la tradition islamique, l'épisode du sacrifice d'Abraham » et « à cette occasion, il est religieusement recommandé, pour les familles qui en ont les moyens, de procéder au sacrifice d'un animal » ne traduisent aucun parti pris religieux de l'État, mais se bornent à restituer, de manière factuelle, la nature de la pratique à laquelle se rattache l'organisation administrative prévue par la circulaire. Cette dernière ne contrevient donc pas au principe de laïcité.