Pour le cycle 2026-2028, la contribution de la France s'établit à 660 millions d'euros, dont 60 millions d'euros pour L'Initiative. Si ce montant est en retrait par rapport au cycle précédent, il traduit néanmoins le maintien d'un engagement significatif de la France en faveur de la santé mondiale et de la lutte contre les trois pandémies. Cette évolution intervient dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, marqué par la nécessité de procéder à des arbitrages sur l'ensemble des politiques publiques, et une forte réduction des crédits d'aide publique au développement. La France demeure toutefois pleinement engagée dans la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Elle poursuit son action au sein des enceintes multilatérales et aux côtés de ses partenaires afin de promouvoir des réponses ambitieuses face à ces enjeux de santé mondiale. À cet égard, elle participe activement à la préparation de la réunion de haut niveau des Nations unies sur le VIH/sida qui aura lieu à New York du 22 au 23 juin 2026. Ce rendez-vous constituera une étape importante pour définir les orientations de l'action internationale dans les années à venir, et la France y prendra toute sa part, fidèle à son engagement historique en faveur de la lutte contre le VIH/sida. Afin d'assurer la visibilité nécessaire à la conduite des programmes soutenus par le Fonds mondial, l'ensemble des autorisations d'engagement relatives au cycle 2026-2028 du Fonds mondial et de L'Initiative ont été programmées dès 2026. Pour la première fois, notre accord de contribution contiendra également en annexe un cadre annuel de redevabilité, fixant les attentes de la France pour ce nouveau cycle de mise en œuvre. Celui-ci permettra d'assurer le suivi de nos engagements, dans un esprit de confiance, de responsabilité mutuelle et d'amélioration continue de l'impact des interventions du Fonds mondial. La trajectoire retenue prévoit en outre le versement de plus de 60 % des crédits correspondants avant la fin de l'année 2027. Enfin, une attention particulière est portée à la réalisation des versements en début d'exercice, en 2026 comme en 2027, afin de garantir à nos partenaires une visibilité suffisante et de soutenir la bonne exécution de leurs activités.