Les Gouvernements successifs ont mis en place des programmes d'extension et d'accélération des déploiements des réseaux de télécommunication fixe et mobile à très haut débit en vue d'une généralisation de l'accès des Français à une connectivité de qualité. Concernant les réseaux de télécommunication mobile, la mise en place du New Deal Mobile en 2018 a d'ores et déjà permis d'atteindre l'objectif du Gouvernement de généralisation de l'accès de la population à des services de télécommunication mobile de qualité. La France n'accuse ainsi plus de retard en matière d'aménagement numérique de son territoire par rapport aux autres pays européens, comme cela était le cas en 2017 : 99,9 % de la population et 98,6 % du territoire sont désormais couverts en 4G (source : Arcep, www.data.gouv.fr). Ces programmes, d'une envergure inédite, ont permis d'accélérer la couverture des territoires et de résorber la majorité des zones blanches, surreprésentées dans les zones rurales. Parmi les moyens mis en œuvre dans le cadre du New Deal, le dispositif de couverture ciblée (DCC) a particulièrement contribué à la réduction des zones blanches. Le DCC, qui visait à couvrir 5 000 zones blanches ou grises par opérateur, a, aujourd'hui, permis la couverture par les 4 opérateurs de 4 291 zones au 31 mai 2026 (source : déclarations des opérateurs à la direction générale des Entreprises), dont 282 zones dans les départements composant l'ancienne région d'Auvergne (Allier, Cantal, Haute-Loire et Puy-de-Dôme). 60 sites devront, en outre, encore être déployés au titre du DCC dans ces départements (source : Agence nationale de la Cohésion des territoires). Au total, le taux de zones blanches en Hexagone est ainsi passé de 11 %, en janvier 2018 (source : Arcep, New Deal mobile : point d'étape, 1er février 2024), à 1,4 % aujourd'hui (source : Arcep, www.data.gouv.fr). Le volume défini pour le DCC de 5 000 zones à couvrir par chacun des quatre opérateurs ne correspondait toutefois pas à un objectif de résorption complète des zones blanches ou grises, mais à un objectif de généralisation d'une couverture mobile de qualité pour les Français. Un tel objectif de couverture complète du territoire n'était ni recherché ni atteignable au regard de la géographie de notre territoire. Bien que le bilan provisoire des différents programmes mis en place soit très positif, des déploiements afférents au New Deal et à la généralisation de la 5G se poursuivront jusqu'en 2031, comme l'amélioration de la couverture des axes de transport et l'extension d'une « bonne couverture » au sens de l'Arcep, permettant d'améliorer encore les niveaux de couverture à l'horizon 2030. Concernant les réseaux en fibre optique, l'ancienne région Auvergne - où la plupart des déploiements en zone rurale sont réalisés par la régie Auvergne Numérique - connaît effectivement un retard de déploiement par rapport au reste du territoire. Respectivement, les départements de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme sont respectivement couverts en mars 2026 à 85%, 83%, 83% et 86%. Ce retard s'explique principalement par un décalage du calendrier des déploiements portés par Auvergne Numérique, dont le taux de couverture de sa zone d'intervention atteint 76% contre 97% pour le reste de l'ex-région. Néanmoins, l'objectif porté par la régie reste la généralisation de la fibre optique à tous les locaux présents sur sa zone d'intervention. En outre, l'État encourage également les individus à recourir à des solutions alternatives d'accès au très haut débit lorsque le raccordement aux réseaux de fibre optique ne leur est pas accessible. Pour cela, le New Deal Mobile prévoit un dispositif d'extension de la couverture du territoire 4G fixe, qui impose à Orange et SFR de, chacun, déployer 500 sites de télécommunication mobile permettant de fournir un service d'accès fixe à internet dans des zones ne bénéficiant que tardivement du déploiement de la fibre optique. Parmi ces sites, 45 ont d'ores et déjà été déployés en Auvergne et 6 doivent encore être déployés. Enfin, il existe également des possibilités d'avoir accès à internet via des technologies reposant sur une infrastructure satellite.