🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
ℹ️Conseil : Quelques mots-clés suffisent 😉
🧭Gouvernement Lecornu II



















🤔Devoir de mémoire sur le coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili
23 juin 2026
Jean-François Coulomme
politique extérieure
M. Jean-François Coulomme appelle l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur le paradoxe mémoriel persistant de la parole publique française concernant le coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili et la dictature qui en a découlé. Si l'action humanitaire de l'ambassadeur de la France de l'époque, Pierre de Menthon, est légitimement saluée pour son aide précieuse apportée aux Françaises et Français établis au Chili lors de la chute du gouvernement démocratique de Salvador Allende, un angle mort subsiste. Cet élan d'asile politique a permis de loger au sein même de l'ambassade à Santiago, la capitale, des centaines d'opposants politiques au dictateur Augusto Pinochet, majoritairement des militants de gauche, communistes et socialistes, avant qu'ils ne puissent enfin partir pour la France. Cet honneur humanitaire ne saurait pourtant masquer une réalité beaucoup plus sombre, puisque la diplomatie officielle de la France a, en parallèle, maintenu un flou sur les relations commerciales avec ce régime criminel. Ce double jeu historique est documenté. En 2003, la proposition de résolution n° 1060, déposée par les députés Noël Mamère, Martine Billard et Yves Cochet, demandait la création d'une commission d'enquête sur le rôle de la France dans le soutien aux régimes militaires d'Amérique latine entre 1973 et 1984, notamment par la livraison d'armes aux juntes militaires latino-américaines. Le rejet de cette initiative parlementaire a induit un silence d'État pesant sur la participation indirecte de la France au maintien de gouvernements autoritaires et dictatoriaux. Il lui demande si, alors que le devoir de mémoire exige une totale transparence sur les heures sombres de la diplomatie française, la France a enfin prévu de prendre la parole de manière claire et d'assumer pleinement ces actes historiques au plus haut niveau de l'État.
↕️Tri
La France entretient avec le Chili une relation ancienne et, en large partie, fondée sur la défense de la démocratie, de l'État de droit et des droits de l'Homme. Le coup d'État du 11 septembre 1973 et les graves violations des droits fondamentaux commises sous la dictature d'Augusto Pinochet constituent une page tragique de l'histoire chilienne que la France n'a jamais cessé de condamner. Vous rappelez avec justesse que, dès les premières heures qui ont suivi le coup d'Etat par la junte, les autorités françaises présentes à Santiago se sont illustrées par l'accueil et le dévouement dont elles ont fait preuve auprès des opposants du nouveau régime. Sous l'impulsion de l'ambassadeur de l'époque, Pierre de Menthon, du premier Conseiller, Jean-Noël Bouillane de Lacoste, et de l'ensemble des équipes de l'Ambassade de France, plusieurs centaines de personnes menacées ont pu trouver refuge à l'ambassade et à la résidence de France. Le président Georges Pompidou avait donné des consignes très claires à l'ambassadeur de France au Chili, lui demandant de « (faire) tout (son) possible sur le plan humanitaire ». Grâce à l'action et à la réactivité de notre pays, de nombreux laissez-passer furent délivrés aux personnes réfugiées à l'ambassade, leur permettant de quitter le pays. Cette mobilisation témoigne de l'engagement de la diplomatie française au Chili. Cet esprit de solidarité s'est également traduit par un soutien durable du gouvernement aux exilés chiliens installés sur le territoire français. Une fois arrivés en France, ces derniers ont pu bénéficier de cours de langues, de bourses d'études, d'un accès au logement et à l'emploi grâce à l'action conjointe du Quai d'Orsay, des ministères de l'Emploi et de la population, de l'Intérieur ainsi que celui de la Santé et des Affaires sociales. S'agissant des relations entre la France et le Chili pendant la dictature du général Pinochet, l'attachement du gouvernement français à la transparence et à la recherche historique mérite d'être souligné. La direction des Archives du ministère de l'Europe et des affaires étrangères a largement contribué à ce que celles-ci puissent être documentées, en ouvrant les archives correspondantes du ministère sur la période, y compris concernant les relations commerciales et militaires avec le Chili jusqu'en 1981. Les archives du ministère ont par ailleurs été mises à disposition à plusieurs reprises dans le cadre de colloques et de publications, venant alimenter la recherche sur le sujet. L'engagement de la France en faveur des droits de l'Homme, de la justice et de la mémoire des crimes commis sous la dictature chilienne est constant.Les archives nationales ont publié en mars 2026 la transcription intégrale des enregistrements du procès des tortionnaires chiliens tenu à Paris en 2010 et qui ont conduit à la condamnation de plusieurs responsables de la dictature, illustrant à nouveau l'engagement du gouvernement français à faciliter l'établissement de la vérité historique et le nécessaire travail de mémoire.
0/300
0/300
🚀