Le Gouvernement est très soucieux de l'offre et de la qualité des services ferroviaires proposés aux usagers et conscient de l'importance des lignes de desserte fine du territoire, dites « petites lignes », pour la vitalité de nos territoires et en particulier des zones rurales. Aussi, à l'occasion du comité interministériel sur les Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2030 (JOPH 2030) dans les Alpes françaises du 27 juin 2025, le Premier ministre a confirmé l'engagement fort de l'État, en annonçant un plan d'investissement de 520 millions d'euros cofinancés par l'État et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur pour moderniser les infrastructures ferroviaires et routières. Le volet ferroviaire de ce plan, doté de 342 millions d'euros pris en charge à 90 % par l'État et la région, permettra en particulier la modernisation de la ligne Marseille-Briançon, projet dit « Performance Ferroviaire des Alpes du Sud ». Ainsi, la rénovation de 150 km de voie permettra une amélioration significative du temps de parcours, de 4h45 actuellement à 3h40, et une meilleure robustesse de son exploitation pendant et après les JOPH 2030. S'agissant de la réouverture de la gare de Mirabeau ou de l'organisation des services ferroviaires, il s'agit de TER organisés par la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et desservant, au Sud du Luberon, Pertuis, sur la ligne Pertuis – Aix en Provence – Marseille, et, à l'Ouest, Cavaillon, sur la ligne Avignon – Marseille. L'offre de transport, comprenant notamment la fréquence et les horaires de ces trains, voire de services de substitution routière, est définie par la région, en tant qu'autorité organisatrice des trains d'intérêt régional, compte tenu de l'analyse qu'elle fait des besoins de mobilité, des contraintes opérationnelles qu'elle étudie avec l'entreprise ferroviaire et le gestionnaire d'infrastructure, ainsi que des arbitrages financiers qui lui appartiennent. L'État, en application du principe de libre administration des collectivités territoriales, n'intervient pas dans ces choix.