Le Gouvernement est fortement mobilisé pour la sécurisation de toutes les mobilités et la lutte contre les violences routières. En particulier, il met en œuvre une grande partie des propositions d'Emmanuel Barbe dans son rapport d'avril 2025 « Prévenir les violences et apaiser les tensions pour mieux partager la voie publique ». Le dernier rapport de l'observatoire national interministériel de la sécurité routière montre une augmentation des décès de cyclistes de 4,5% entre 2024 et 2025. Dans le même temps, la plateforme nationale des fréquentations montre une augmentation du trafic cycliste de 5% sur la même période. La vision zéro reste l'objectif du Gouvernement en matière de sécurité de tous les usagers, avec la mise en œuvre d'un « système sûr » grâce auquel les trois grandes composantes de la circulation routière – véhicule, infrastructure, homme – sont sécurisées. Le financement des infrastructures cyclables relève de la compétence du gestionnaire de la voirie concernée. Toutefois, afin d'accélérer le déploiement des infrastructures, l'État a attribué plus de 640 M€ de subventions du Fonds mobilités actives entre 2019 et 2024, en soutien à la réalisation d'infrastructures sécurisées (pistes cyclables, voies vertes, passerelles pour les modes actifs) sélectionnées par 6 appels à projets et un appel à territoires. Des financements de l'État restent mobilisés, via les contrats de plan État-régions en cours pour participer à l'achèvement du schéma national des véloroutes, à hauteur de 185 M€ contractualisés, et via le Fonds vert à hauteur de 50 M€ par an environ, pour accompagner la réalisation d'infrastructures cyclables sécurisées dans les territoires peu ou moyennement denses, où la population est davantage confrontée à la précarité de mobilité. Par ailleurs, le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) continue à mettre à jour la doctrine issue des meilleures pratiques. Une page spécifique aux carrefours en milieu urbain, où se concentrent la plupart des accidents, est disponible en ligne sur le site internet du Cerema. Afin de poursuivre la sécurisation des itinéraires, il était prévu à l'article 21 du projet de loi-cadre de réaffirmer les obligations de réalisation d'aménagements cyclables lors de travaux de rénovation de la voirie en agglomération, en précisant dans les textes d'application le détail des aménagements adaptés « en tenant compte des caractéristiques du trafic automobile supporté par la voie urbaine concernée, du niveau de service de l'aménagement cyclable à réaliser, ainsi que des conditions de sécurité des cyclistes ». Ces dispositions ont été supprimées lors des travaux en commission à l'Assemblée nationale. Hors agglomération, l'article 21 permet de réaliser la continuité cyclable par un itinéraire parallèle, tel qu'une voie verte, pour sécuriser la circulation des cycles à proximité d'un axe au trafic automobile important.