🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
ℹ️Conseil : Quelques mots-clés suffisent 😉
🧭Gouvernement Lecornu II



















🤔Urgence de la fin des concessions d'autoroutes
21 juil. 2026
Christophe Bex
transports routiers
M. Christophe Bex appelle l'attention de M. le ministre des transports sur l'avenir des concessions autoroutières et sur la nécessité de mettre un terme au modèle actuel de concession privée des autoroutes. Entre 2031 et 2036, les sept principales concessions autoroutières françaises arriveront à échéance. À cette date, près de 90 % du réseau autoroutier concédé reviendra de plein droit à l'État. Cette échéance constitue une opportunité historique pour repenser la gouvernance de ces infrastructures stratégiques, qui assurent une mission essentielle de service public en garantissant la continuité territoriale et l'exercice effectif de la liberté d'aller et venir sur l'ensemble du territoire. Or le projet de loi-cadre relatif aux transports, présenté à la suite des travaux de la conférence de financement « Ambition France Transports », ne remet nullement en cause le principe des concessions autoroutières. Son article 1er prévoit uniquement d'affecter à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFIT France) la part publique des recettes issues des futures concessions, sans préciser les modalités du futur modèle autoroutier, le niveau des péages, les garanties de contrôle public ou encore les règles de gouvernance qui s'appliqueront à compter de 2031. M. le député souligne que cette orientation apparaît d'autant plus contestable que le même projet de loi ne prévoit ni investissements publics chiffrés à la hauteur des besoins, ni recettes nouvelles avant 2032, alors même que les besoins de financement des infrastructures ferroviaires et des transports du quotidien sont estimés à plusieurs milliards d'euros par an. Les conclusions de la conférence « Ambition France Transports » soulignaient d'ailleurs que les recettes issues de la fin des concessions autoroutières pourraient représenter un potentiel d'environ 5,5 milliards d'euros annuels à partir de 2031, alors que le Gouvernement n'envisage d'en mobiliser qu'environ 2,5 milliards. Par ailleurs, plusieurs travaux parlementaires ont mis en évidence les limites du modèle actuel. La commission d'enquête du Sénat sur les concessions autoroutières a notamment estimé que la privatisation de 2006 avait entraîné un manque à gagner pour l'État compris entre 6,5 et 7,8 milliards d'euros. D'autres rapports ont montré que les sociétés concessionnaires percevront encore plusieurs dizaines de milliards d'euros d'ici l'extinction de leurs contrats, tandis que les principaux groupes concessionnaires ont distribué des dividendes particulièrement élevés ces dernières années. Dans ce contexte, de nombreuses voix plaident pour une gestion publique directe du réseau autoroutier, au sein d'un établissement public national, permettant de réinvestir l'intégralité des recettes des péages dans l'entretien du réseau, le développement des infrastructures ferroviaires et des transports du quotidien, tout en garantissant une maîtrise publique des tarifs et des choix d'investissement. Il lui demande quelles seront les caractéristiques précises du modèle appelé à succéder aux concessions actuelles à partir de 2031, notamment en ce qui concerne le niveau futur des péages, les modalités de contrôle public, la gouvernance des infrastructures et l'affectation des recettes, si le Gouvernement entend garantir qu'aucune hausse injustifiée des tarifs des péages ne résultera du futur dispositif, et s'il envisage d'étudier sérieusement l'hypothèse d'une exploitation publique directe des autoroutes revenues dans le patrimoine de l'État, notamment par la création d'un établissement public national, afin de mettre définitivement un terme au système des concessions privées et de faire des recettes autoroutières un véritable levier de financement des mobilités d'intérêt général et de la transition écologique.
↕️Tri
💡15 sept. 2026
Philippe Tabarot
, Ministère des transports • 📌Épinglé
Le Gouvernement est attaché à la mise en œuvre d'un modèle de concessions autoroutières permettant la mise en œuvre d'un service public autoroutier de haute qualité, en termes de service comme de sécurité pour ses usagers, et de dégager des ressources financières au bénéfice du système de transport dans sa globalité. Ces principes sont au cœur du développement du système autoroutier français qui a permis, à partir des années 1960, de construire le réseau autoroutier le plus dense, le plus moderne et le plus sûr d'Europe. Lors de la clôture de la conférence « Ambition France Transports » le 9 juillet 2025, le Gouvernement a donc tout naturellement conclu à la poursuite d'un modèle concessif à l'issue des concessions historiques actuelles, dont la fin va s'étaler entre le 31 décembre 2031 et le 30 septembre 2036, s'appuyant sur les constats de la conférence et notamment sur le fait qu'elle s'accorde sur le rôle central que joue le maintien des péages à un niveau proche de l'actuel pour générer des ressources supplémentaires pour les transports. Il a notamment écarté l'option d'un exploitation publique directe des autoroutes par la création d'un établissement public national qui avait été étudié par l'atelier n° 2, consacré à l'avenir des infrastructures routières, de la conférence. Le surplus annuel pouvant être dégagé de manière réaliste à l'expiration de toutes les concessions historiques, c'est-à-dire en année pleine à partir de 2037, s'élève à environ 2,5 milliards d'euros par an (euros 2025) selon les conclusions de la conférence, le montant de 5,5 milliards d'euros avancé dans la question n'étant pas cité dans le rapport de la conférence. La Gouvernement a également annoncé, lors de la conclusion de la conférence, la mise en œuvre à l'horizon du renouvellement des concessions « historiques » d'un nouveau modèle de concessions autoroutières, plus exigeant, prévoyant des concessions plus maîtrisées avec des périmètres géographiques renouvelés, une durée plus courte, un système d'encadrement de la rentabilité et des clauses de revoyure tous les cinq ans. Ces nouvelles concessions marqueront le retour de l'État dans un rôle central de pilotage des infrastructures, avec l'objectif d'en retirer un montant supplémentaire de recettes publiques spécifiques de 2,5 milliards d'euros par an permettant de financer la rénovation, la performance et le développement des infrastructures de transport, dans leur globalité. De manière générale, la mise en œuvre des conclusions de la conférence sera réalisée au moyen de deux textes législatifs. Le premier, le projet de loi-cadre relatif au développement des transports, fixe le cadre de financement des infrastructures et prévoit notamment, en son article premier, la définition d'orientation pluriannuelles de la politique des transports dans des lois de programmation des infrastructures de transport. Ce projet de loi a été adopté à une très large majorité en première lecture au Sénat le 28 avril ; il a également été adopté par la commission du développement durable et de l'aménagement durable de l'Assemblée nationale le 2 juillet 2026. Ce projet de loi n'a, par définition, pas vocation à détailler les modalités du futur modèle autoroutier, le niveau des péages, les garanties de contrôle public ou encore les règles de gouvernance qui s'appliqueront à compter de 2031. Le deuxième texte qui mettra en œuvre les conclusions de la conférence, le projet de loi de programmation, pourra être déposé après la promulgation de la loi-cadre. Dès lors qu'il détaillera les hypothèses de ressources et de dépenses des infrastructures de transport, ce texte a vocation à préciser les éléments précédemment mentionnés relatifs aux futures concessions autoroutières.
0/300
0/300
🚀