Le Gouvernement est attaché à la mise en œuvre d'un modèle de concessions autoroutières permettant la mise en œuvre d'un service public autoroutier de haute qualité, en termes de service comme de sécurité pour ses usagers, et de dégager des ressources financières au bénéfice du système de transport dans sa globalité. Ces principes sont au cœur du développement du système autoroutier français qui a permis, à partir des années 1960, de construire le réseau autoroutier le plus dense, le plus moderne et le plus sûr d'Europe. Lors de la clôture de la conférence « Ambition France Transports » le 9 juillet 2025, le Gouvernement a donc tout naturellement conclu à la poursuite d'un modèle concessif à l'issue des concessions historiques actuelles, dont la fin va s'étaler entre le 31 décembre 2031 et le 30 septembre 2036, s'appuyant sur les constats de la conférence et notamment sur le fait qu'elle s'accorde sur le rôle central que joue le maintien des péages à un niveau proche de l'actuel pour générer des ressources supplémentaires pour les transports. Il a notamment écarté l'option d'un exploitation publique directe des autoroutes par la création d'un établissement public national qui avait été étudié par l'atelier n° 2, consacré à l'avenir des infrastructures routières, de la conférence. Le surplus annuel pouvant être dégagé de manière réaliste à l'expiration de toutes les concessions historiques, c'est-à-dire en année pleine à partir de 2037, s'élève à environ 2,5 milliards d'euros par an (euros 2025) selon les conclusions de la conférence, le montant de 5,5 milliards d'euros avancé dans la question n'étant pas cité dans le rapport de la conférence. La Gouvernement a également annoncé, lors de la conclusion de la conférence, la mise en œuvre à l'horizon du renouvellement des concessions « historiques » d'un nouveau modèle de concessions autoroutières, plus exigeant, prévoyant des concessions plus maîtrisées avec des périmètres géographiques renouvelés, une durée plus courte, un système d'encadrement de la rentabilité et des clauses de revoyure tous les cinq ans. Ces nouvelles concessions marqueront le retour de l'État dans un rôle central de pilotage des infrastructures, avec l'objectif d'en retirer un montant supplémentaire de recettes publiques spécifiques de 2,5 milliards d'euros par an permettant de financer la rénovation, la performance et le développement des infrastructures de transport, dans leur globalité. De manière générale, la mise en œuvre des conclusions de la conférence sera réalisée au moyen de deux textes législatifs. Le premier, le projet de loi-cadre relatif au développement des transports, fixe le cadre de financement des infrastructures et prévoit notamment, en son article premier, la définition d'orientation pluriannuelles de la politique des transports dans des lois de programmation des infrastructures de transport. Ce projet de loi a été adopté à une très large majorité en première lecture au Sénat le 28 avril ; il a également été adopté par la commission du développement durable et de l'aménagement durable de l'Assemblée nationale le 2 juillet 2026. Ce projet de loi n'a, par définition, pas vocation à détailler les modalités du futur modèle autoroutier, le niveau des péages, les garanties de contrôle public ou encore les règles de gouvernance qui s'appliqueront à compter de 2031. Le deuxième texte qui mettra en œuvre les conclusions de la conférence, le projet de loi de programmation, pourra être déposé après la promulgation de la loi-cadre. Dès lors qu'il détaillera les hypothèses de ressources et de dépenses des infrastructures de transport, ce texte a vocation à préciser les éléments précédemment mentionnés relatifs aux futures concessions autoroutières.