Le réseau radio du futur (RRF) porté par l'agence des communications mobiles opérationnelles de sécurité et de secours (ACMOSS) est un système de communication critique visant à offrir notamment aux agents des services d'incendie et de secours (SIS) un système radio moderne haut débit qui facilite l'accomplissement de leurs missions et sécurise leurs engagements. Depuis maintenant plusieurs mois, la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, la direction de la transformation numérique du ministère de l'intérieur et l'ACMOSS travaillent à proposer aux SIS un réseau haut débit interopérable, pour prendre le relai de l'INPT, réseau bas débit aux infrastructures vieillissantes qui équipe actuellement les SIS et les forces de sécurité intérieure. Le RRF va constituer le nouveau réseau de télécommunications mobiles critiques très haut débit 4G et 5G, résilient, sécurisé, interopérable des services de sécurité et de secours ainsi que des acteurs de la gestion de crise et des catastrophes. Il constitue un gain opérationnel majeur grâce au haut débit permettant une géolocalisation précise de chacun des agents, des remontées de flux vidéo en temps réel avec la salle de commandement pour renseigner sur l'ampleur de la crise ou encore une messagerie instantanée sécurisée permettant d'échanger des messages et des fichiers multimédias entre les SIS et les SAMU dans le cas d'une intervention de secours à personne. Les technologies mises en œuvre permettront par ailleurs non seulement d'offrir autant de conférences radio que nécessaire pour les SIS mais surtout d'interconnecter les différentes institutions amenées à intervenir sur une crise dans vos territoires offrant une interopérabilité efficiente, accessible à chacun des agents. Le programme RRF représente un coût total de 896,4 M€, pour lequel l'État a entièrement financé les coûts de développement et d'infrastructure. Chaque utilisateur participe ensuite au financement du réseau. Si le coût entre RRF et l'INPT est sensiblement identique, des leviers de financement ont toutefois été mis en place pour faciliter cette transition. Ainsi, la contribution des SIS pourra être qualifiée de subvention d'équipement et être inscrite dans les budgets d'investissement, permettant de réduire les dépenses de fonctionnement à hauteur des montants définis dans la convention associée. Les SIS auront la possibilité d'étaler leur versement sur dix ans, au lieu de deux ans comme annoncé initialement au lancement du programme. Par ailleurs, les services rendus par le haut débit sont sans commune mesure et permettent aux SIS d'envisager un déploiement adapté à leurs besoins opérationnels en restant dans des limites budgétaires acceptables. L'État, persuadé de la nécessité d'opérer la transformation numérique des services de sécurité et de secours afin de faire face aux défis majeurs liés aux changements sociétaux et climatiques engendrant une mobilisation croissante des forces de sécurité et de secours soutient, y compris d'un point de vue financier, ce projet.