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🧭Gouvernement Lecornu II
Sébastien Lecornu
, Premier ministre

Catherine Vautrin
, Ministère des armées et des anciens combattants
Jean-Pierre Farandou
, Ministère du travail et des solidarités
Monique Barbut
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Roland Lescure
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Serge Papin
, Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Rachida Dati
, Ministère de la culture
Stéphanie Rist
, Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
Catherine Pégard
, Ministère de la culture
Naïma Moutchou
, Ministère des outre-mer
Françoise Gatel
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Amélie de Montchalin
, Ministère de l'action et des comptes publics
David Amiel
, Ministère de l'action et des comptes publics
Philippe Baptiste
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
Marina Ferrari
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Philippe Tabarot
, Ministère des transports
Vincent Jeanbrun
, Ministère de la ville et du logement
Laurent Nunez
, Ministère de l'intérieur28 avr. 2026
À la suite de l'homicide d'Inès Mecellem le 8 septembre 2025 à Poitiers, une enquête administrative pré-disciplinaire a immédiatement été diligentée par l'administration (inspection générale de la police nationale) afin d'identifier si d'éventuels manquements ont été commis par des fonctionnaires. Traitée en priorité, elle a été menée à bien dès la fin du mois d'octobre 2025.  Concernant l'homicide lui-même, il fait l'objet d'une enquête judiciaire, en cours, dont les investigations sont couvertes par le secret de l'instruction. Seul le procureur de la République est habilité à communiquer sur ce volet. La lutte contre les violences intrafamiliales et sexuelles constitue depuis plusieurs années une priorité pour les forces de l'ordre. Cette priorité se traduit concrètement par l'ouverture systématique d'une procédure judiciaire dès connaissance de faits susceptibles de constituer une infraction. Le traitement des dossiers de violences conjugales est priorisé. Au-delà du domaine de compétence des forces de police et de gendarmerie, il convient en outre de rappeler que la lutte contre les violences à l'égard des femmes a conduit ces dernières années, en France, à un renforcement constant de l'arsenal législatif et réglementaire et au développement de nombreux dispositifs d'accueil et d'orientation des victimes (pack nouveau départ, auquel les services de police participent au titre de tiers protecteurs, etc.), et de mesures judiciaires (pôles spécialisés dans les tribunaux, déploiement du bracelet anti-rapprochement, grave danger, de l'ordonnance de protection, etc.). Depuis le « Grenelle des violences conjugales » de 2019, la police nationale et la gendarmerie nationale ont renforcé leur action pour déployer une chaîne territoriale complète d'accueil et d'accompagnement des victimes de violences sexuelles, visant notamment à faciliter le recueil de la parole et à garantir la nécessaire qualité de la prise en charge. Policiers et gendarmes bénéficient d'un cursus de formation spécifique. S'agissant de la police nationale, ce sont par exemple plus de 120 000 policiers qui ont été formés aux violences intrafamiliales depuis le « Grenelle » (données incluant le premier semestre 2025). Pour leur part, les militaires de la gendarmerie départementale susceptibles d'être en contact avec une victime de violence intrafamiliale bénéficient d'une formation initiale et continue pour assurer la gestion de ces situations délicates dans les meilleures conditions. Ainsi, entre le 1er janvier 2020 et le 1er août 2025, 21 527 gendarmes ont suivi la formation initiale, 49 391 gendarmes ont suivi la formation continue, 820 gendarmes ont suivi la formation « expertise ». Parmi les nombreuses mesures développées peuvent notamment être cités : - le déploiement de la plate-forme numérique de signalement des atteintes aux personnes et d'accompagnement des victimes ; - le déploiement au niveau de l'accueil du « tableau accueil confidentialité » ; - la grille d'évaluation du danger ; - la saisie systématique des armes à titre préventif dès le dépôt de plainte ; - la généralisation de la prise de plainte « hors les murs » (milieu hospitalier, maisons des femmes, etc.) ; - l'expérimentation de la « visioplainte ». Depuis avril 2024, le déploiement du fichier de prévention des violences intrafamiliales sur l'ensemble du territoire métropolitain et ultramarin, constitue un outil supplémentaire à la disposition des gendarmes et des policiers (fiches et cas pratiques, consultation simultanée des fichiers). De nombreuses mesures sont en outre mises en œuvre pour garantir la qualité et l'efficience de la prise en charge des victimes (mise en relation avec un intervenant social, prise en charge par la maison de protection des familles ou les brigades de protection de la famille, orientation vers des associations, etc.). Un référent « violences intrafamiliales » (VIF) est présent dans chaque brigade de gendarmerie et dans chaque circonscription de police nationale (soit plus de 630 titulaires et suppléants dans les seules circonscriptions de police nationale). Un référent national « violences conjugales, intrafamiliales et sexuelles » a également été désigné au niveau central de la direction générale de la police nationale. De même, une référente nationale VIF est placée auprès du directeur général de la gendarmerie nationale. Plus de 700 délégués départementaux et locaux d'aide aux victimes sont en poste dans les services de police. Par ailleurs, plus de 100 psychologues et plus de 250 intervenants sociaux sont affectés dans les services de police et unités de gendarmerie pour accompagner les victimes. S'y ajoutent plus de 130 permanences associatives. Sur le plan répressif, la police nationale s'appuie sur des moyens spécialisés : plus de 230 groupes de protection de la famille et plus de 1 600 enquêteurs spécialisés. La gendarmerie dispose quant à elle de 100 maisons de protection des familles (MPF), réparties sur l'ensemble du territoire, en métropole et outre-mer. Ces efforts sont d'ailleurs soulignés par le groupe d'experts sur la lutte contre les violences à l'égard des femmes et la violence domestique (GREVIO) du Conseil de l'Europe dans son rapport annuel publié en septembre 2025. S'agissant du « téléphone grave danger », il s'agit d'un dispositif qui relève de la compétence du ministère de la justice.
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