Michel Fournier, ministre délégué chargé de la ruralité. Vous m'interrogez sur l'enfouissement des lignes à haute tension situées à proximité du marché d'intérêt national de Rungis. La sécurisation de l'alimentation électrique de celui-ci constitue bien sûr une priorité pour l'État comme pour RTE, le Réseau de transport d'électricité.
Je rappelle toutefois que le MIN n'est pas alimenté directement par RTE : il dépend des réseaux de distribution reliés au poste de Chevilly-Larue et de Rungis. Les lignes aériennes ne sont donc pas dédiées au MIN mais contribuent au fonctionnement global du réseau de ce secteur.
Par conséquent, toute évolution de ces infrastructures requiert une analyse technique et économique très approfondie. En particulier, la mise en souterrain de lignes à très haute tension représente, comme vous le savez, un investissement considérable et implique des travaux lourds, souvent plus contraignants que le maintien d'une ligne aérienne, que ce soit en matière d'emprise, de durée de chantier ou d'exploitation. Il faut également rappeler que les lignes aériennes offrent en général une meilleure disponibilité que les liaisons souterraines, s'agissant notamment des réparations.
L'État reste pleinement mobilisé pour garantir la résilience électrique du territoire. Les besoins de renforcement du réseau francilien sont régulièrement réévalués dans le cadre du schéma décennal de développement du réseau, dont la mise à jour est en cours.
S'agissant enfin de la mise en souterrain, cette démarche n'est aujourd'hui retenue que lorsqu'elle se justifie au regard des critères techniques, environnementaux et économiques applicables. S'il fallait envisager une évolution, elle ferait naturellement l'objet de discussions avec les collectivités territoriales, qui doivent assumer une partie des coûts encourus, conformément au code de l'énergie.