Philippe Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace. Madame la questeure, je vous prie de bien vouloir excuser l'absence de ma collègue ministre de la culture. Depuis 2016, le produit de la redevance dont vous avez parlé est effectivement reversé au budget général de l'État. Le financement de la mission sur laquelle porte votre question est désormais assuré par le programme 175, dont les crédits se sont élevés à environ 140 millions d'euros en 2025, destinés notamment au Fonds national pour l'archéologie préventive, le Fnap, et au financement des diagnostics d'archéologie préventive. En 2025, au regard de l'allongement des délais de réalisation des diagnostics, le gouvernement a exceptionnellement abondé la subvention de fonctionnement de l'Inrap, lui permettant de renforcer sa capacité opérationnelle et de répondre aux tensions identifiées.
Le dispositif de financement des diagnostics réalisés par les collectivités dotées d'un service archéologique habilité leur permet d'anticiper le montant des subventions à percevoir. S'agissant des fouilles, le Fnap attribue des aides pour faciliter la conciliation entre préservation du patrimoine et développement des territoires, en particulier en zone rurale. Sur la période 2016-2024, près de 44 % des opérations de fouilles ont bénéficié d'un soutien de l'État et plus de 50 % de ces subventions ont été attribuées annuellement aux collectivités territoriales.
L'archéologie préventive dispose ainsi d'un cadre qui assure un financement du Fnap et des diagnostics archéologiques pérenne et indépendant des aléas de rendement de la redevance. Il n'est pas envisagé de revenir sur ce dispositif, ni d'instaurer une réaffectation des produits fiscaux ou un mécanisme d'indexation automatique. Nous restons évidemment attentifs à l'évolution des besoins du secteur à travers un dialogue constant avec l'ensemble de ses acteurs.