Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l'autonomie et des personnes handicapées. Vous interrogez Mme la ministre de la santé sur l'organisation de la mesure de solidarité territoriale pour améliorer l'accès aux soins dans 151 zones rouges, sur le déploiement du réseau France Santé, et plus globalement sur les difficultés d'accès aux soins dans votre département de la Sarthe.
Le pacte de lutte contre les déserts médicaux déployé en avril comprend notamment une mesure de solidarité territoriale : chaque médecin pourra exercer jusqu'à deux jours par mois dans une zone prioritaire. En juin, le ministère de la santé a dévoilé, en lien avec les ARS et les élus locaux, les 151 premières intercommunalités où serait amorcé le dispositif. Ces 151 intercommunalités sont jugées particulièrement vulnérables selon des critères objectifs de densité médicale, de niveau de vie et d'état de santé de la population ; votre département n'est pas concerné à ce stade, ce qui ne signifie pas qu'il ne connaît pas de difficultés ni qu'il sera exclu de toute action ultérieure. Cette mesure de solidarité, qui s'applique depuis début septembre, rencontre de nombreux succès locaux et suscite une réelle satisfaction des patients. Le principe de solidarité territoriale a vocation à être étendu à d'autres zones en tension, lesquelles seront définies progressivement.
J'en viens au réseau France Santé, qui vise également à améliorer concrètement et rapidement l'accès aux soins sur l'ensemble du territoire. Il s'agit, d'une part, de renforcer les lieux de soins déjà existants pour leur permettre de prendre en charge plus de patients, d'autre part, de créer une nouvelle offre de soins dans des lieux où il n'y a plus de médecins. Je vous confirme que les ARS, en lien avec les élus locaux, seront chargées d'identifier des structures éligibles, de déterminer quelles améliorations celles-ci pourraient effectuer et d'établir avec elles un contrat dans le cadre de France Santé. Mme la ministre a eu l'occasion de visiter elle-même le mois dernier, dans votre département, un établissement venant d'intégrer le réseau. Chaque structure labellisée recevra un soutien supplémentaire moyen de 50 000 euros, qui devra s'accompagner de l'amélioration de l'accès aux soins. Cela permettra par exemple à une structure de soins déjà existante de libérer du temps médical en recrutant un assistant médical ou une infirmière en pratique avancée et, par conséquent, de favoriser la prise en charge complète du patient.
Au-delà de ces dispositifs, le gouvernement compte sur les effets de la suppression du numerus clausus et sur la hausse du nombre de soignants en formation.