Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités. Je vous souhaite, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, une excellente année 2026 et, en premier lieu, une bonne santé – pour le reste, nous nous en sortirons toujours.
Vous m'interrogez sur l'avenir de l'hôpital de jour pédopsychiatrique de Beuvry. Celui-ci fait l'objet depuis le 5 janvier d'une réorganisation qui consiste à mutualiser sur un site unique, à Saint-Venant, deux hôpitaux de jour spécialisés dans l'accompagnement d'enfants présentant un trouble du spectre autistique : L'Uni-Vers des Possibles, à Beuvry, et l'établissement de Saint-Venant, sites distants d'environ 20 minutes en voiture. Cette réorganisation a été anticipée pour assurer la même qualité de prise en charge, malgré le départ de quelques médecins. Ce projet, suivi localement, est une solution de compromis travaillée en collégialité afin de proposer une offre en adéquation avec les ressources existantes et de garantir la poursuite d'une prise en charge de qualité pour chacun des enfants accueillis. Cette réorganisation des établissements permet d'assurer la continuité des soins pour les enfants, avec les mêmes référents, des projets de soins partagés et un accompagnement des familles.
L'agence régionale de santé Hauts-de-France suit de près la situation pour qu'il n'y ait aucune rupture de parcours ou aucune famille non accompagnée. Par ailleurs, la question du transport des usagers est parfaitement identifiée par l'ARS et les établissements. La quasi-totalité des transports est déjà assurée par des ambulances conventionnées, dont le coût est pris en charge par l'assurance maladie ou l'établissement. De plus, le site de Saint-Venant mettra à disposition de l'hôpital de jour un véhicule de service supplémentaire à partir du 1er février pour assurer des transports et réaliser davantage de visites à domicile.
Dans votre région, l'ARS déploie une feuille de route dédiée qui vise à renforcer le repérage précoce, à améliorer les parcours et à promouvoir une société plus inclusive. L'ARS poursuit la création de nouvelles solutions d'accompagnement, en augmentant les capacités d'accueil, en particulier dans le Béthunois. Ainsi, trente-huit places de prise en charge des troubles du neurodéveloppement ont été créées entre 2024 et 2025, quatre nouveaux dispositifs de scolarisation pour enfants atteints de ces troubles ont été ouverts. La prise en charge des troubles du neurodéveloppement est une priorité nationale et régionale. Soyez assuré de l'engagement plein et entier du ministère de la santé sur ce sujet.