Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités. Vous avez raison, nos hôpitaux sont bien plus que des lieux de soin : ils sont le cœur battant de notre système de santé, grâce à l'engagement quotidien des soignants et de tous les services hospitaliers, que vous avez mentionné.
Au nom du gouvernement, je souhaite d'ailleurs rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui travaillent dans les hôpitaux et qui sont particulièrement mobilisés pour soigner nos concitoyens. On a encore vu leur implication cet hiver, à l'occasion d'une épidémie de grippe particulièrement sévère.
L'hôpital public est un pilier de notre système de santé et je sais les difficultés qu'il rencontre – y compris sur le plan financier –, vous les avez vous-mêmes mentionnées. La situation financière des hôpitaux publics et privés est préoccupante, avec un déficit qui atteignait près de 3 milliards d'euros en 2024.
Le gouvernement a appliqué différentes actions de soutien à l'hôpital public. Ces dernières années, l'activité hospitalière est repartie à la hausse, ce qui a contribué à améliorer la situation financière des hôpitaux publics. Des mesures concrètes ont été engagées pour améliorer la gestion des hôpitaux, avec un accompagnement renforcé des établissements en difficulté par les ARS.
Avec le PLFSS pour 2026, adopté en décembre par le Parlement, le gouvernement déploiera des mesures d'efficience, non pas en procédant à des coups de rabot, mais en défendant un plan global d'amélioration de la qualité, de l'organisation et du fonctionnement des établissements de santé – chirurgie, ambulatoire, hospitalisation à domicile, etc.
Surtout, cette loi de financement de la sécurité sociale permet de soutenir nos hôpitaux grâce à une hausse significative de l'Ondam, l'objectif national de dépenses d'assurance maladie, spécifique aux établissements de santé. Elle permettra de soutenir l'activité et de suivre la trajectoire de retour à l'équilibre. Rappelons que sans un vote, ces mesures de soutien n'auraient pas pu être appliquées.
Au-delà du PLFSS, les services du ministère de la santé, les ARS et les directions d'établissements veillent, bien sûr, au quotidien, à réduire les charges administratives que vous avez évoquées par des mesures de simplification : le déploiement d'outils numériques et le renforcement des coopérations entre établissements pour mutualiser certaines tâches.
Le gouvernement poursuit également l'application des mesures issues du Ségur de la santé, qui ont permis de revaloriser les salaires des soignants et d'améliorer l'attractivité de leurs métiers et leur qualité de vie au travail. Ainsi, entre poursuite des efforts d'efficience et soutien à l'activité des hôpitaux publics, le cap du gouvernement pour redresser la situation économique de nos hôpitaux et les soutenir est clair.