Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur. Le garde des sceaux m'a confié le soin de vous répondre. La loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic a permis la création des quartiers de lutte contre la criminalité organisée. Le régime de détention y est strict, complètement étanche et, surtout, hautement sécurisé.
La lutte contre les drones malveillants survolant ces prisons constitue l'une des priorités. Il s'agit d'empêcher les communications illégales des personnes détenues en QLCO avec l'extérieur.
Le dispositif de détection de drones a été installé durant l'été 2025 dans le centre pénitentiaire d'Alençon-Condé-sur-Sarthe. Il permet la détection et la neutralisation d'appareils malveillants lorsqu'ils franchissent les murs des établissements. Il a enregistré des survols entre août et novembre 2025, mais un seul a été recensé après l'installation du QLCO.
S'il est vrai que la zone de parking des personnels n'est pas couverte par le brouillage, les travaux engagés permettent déjà de renforcer substantiellement la sécurité des personnels à l'extérieur des établissements.
L'étroite collaboration avec les forces de police complète ce dispositif, les personnels bénéficiant d'un accès privilégié au système Pégase en cas d'urgence.
L'anonymat des personnels pénitentiaires concernés est également nécessaire afin de réduire significativement les risques de pressions ou encore de représailles. Pour cette raison, le ministre de la justice a souhaité intégrer à la loi Narcotrafic cette garantie essentielle à la sécurité et à la protection des agents. Le décret d'application de cette mesure a été publié le 9 juillet 2025 ; depuis, les personnels des QLCO sont uniquement identifiables par leur numéro d'immatriculation administratif. L'anonymat des agents est ainsi assuré, y compris pour les décisions qu'ils prennent dans l'exercice de leur fonction.
Enfin, le garde des sceaux s'était engagé à ce qu'une prime soit versée aux agents qui interviennent au sein des QLCO, afin de valoriser leur courage et leur engagement. C'est désormais chose faite : une prime forfaitaire de 166 euros brut par mois est versée à ces personnels, ce qui représente un coût annuel de 624 000 euros pour le centre pénitentiaire d'Alençon–Condé-sur-Sarthe par exemple.