Véronique LouwagieLa ligne Paris–Granville constitue une liaison essentielle pour la région Normandie, car elle permet un accès rapide et sécurisé à l'Île-de-France depuis la Manche, le Calvados, l'Orne et l'Eure. Sur 350 kilomètres, elle assure, au cours de sept allers-retours quotidiens, la desserte de nombreuses villes ornaises – Flers, Briouze, Argentan, Surdon et L'Aigle – avec une fréquentation en forte hausse – + 25 % depuis 2020 –, qui démontre qu'elle est cruciale pour l'aménagement du territoire. J'ai d'ailleurs pris le train ce matin à L'Aigle pour venir ici. Cette ligne est la seule radiale reliant Paris à la province classée parmi les lignes de desserte fine du territoire sans être doublée par une ligne à grande vitesse.
Or ses infrastructures sont dégradées et les travaux nécessaires à sa pérennisation sont colossaux. Je salue le volontarisme du conseil régional de Normandie et de son président, Hervé Morin, qui ont toujours fait du Paris-Granville une priorité.
Une première tranche de travaux inscrite au contrat de plan État-région a débuté en 2025. Mais d'ici à 2040, la régénération complète de la ligne coûtera près de 1 milliard d'euros, bien au-delà des estimations initiales. Ces montants rendent indispensable la réintégration de la ligne dans le réseau structurant national.
Avec mon collègue Jérôme Nury et mon suppléant Thierry Liger, nous avons saisi le ministre des transports au sujet de cette demande urgente en octobre dernier. Il s'était engagé à étudier rapidement le dossier et a demandé au préfet François Philizot de formuler des propositions sur l'avenir des lignes de desserte fine du territoire.
Pouvez-vous nous donner des précisions sur l'évolution de la situation et l'éventuelle réintégration de la ligne Paris-Granville dans le réseau structurant national ?