Antoine GolliotMonsieur le ministre, j'appelle votre attention sur la situation préoccupante du territoire du Boulonnais en matière d'accompagnement des personnes en situation de handicap. Dans ce bassin de vie, pourtant doté d'acteurs engagés et de structures médico-sociales reconnues, comme le centre d'action médico-sociale précoce de Boulogne-sur-Mer, l'établissement et service d'aide par le travail du Boulonnais, le foyer de vie La Ferme, le foyer Jean-Marie Marichez ou encore plusieurs services d'accompagnement et associations spécialisées, les besoins dépassent très largement l'offre disponible.
Les familles me signalent des délais d'attente particulièrement longs pour obtenir une place. La situation est encore plus difficile pour les jeunes adultes à l'issue de leur parcours en structure pour enfants. Beaucoup ne bénéficient pas de solution adaptée, ce qui entraîne de véritables ruptures d'accompagnement.
Faute de réponses locales suffisantes, certaines familles sont contraintes d'accepter des orientations éloignées du domicile. Ces parcours se font même parfois hors du territoire national, notamment en Belgique. Ces situations ont des conséquences humaines lourdes pour les personnes concernées et leurs proches. Elles représentent également un coût financier important.
Cette réalité locale n'est malheureusement pas isolée. Elle reflète une difficulté plus globale : partout en France, les tensions pesant sur les places disponibles dans les établissements spécialisés persistent, malgré les stratégies nationales visant à développer de nouvelles solutions et à réduire les inégalités territoriales.
Quelles mesures concrètes et ciblées le gouvernement entend-il appliquer pour les territoires sous-dotés comme le Boulonnais ? Il convient d'augmenter rapidement l'offre de solutions de proximité, de sécuriser les parcours de vie des personnes en situation de handicap et de garantir enfin une égalité réelle d'accès à un accompagnement adapté sur l'ensemble du territoire.