Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités. L'accès aux soins constitue une préoccupation majeure du gouvernement ; c'est pourquoi l'État agit en vue de soutenir les établissements de soins qui assurent le maillage des territoires, tel l'hôpital de Denain, acteur clé de la santé dans le Hainaut.
Concrètement, l'agence régionale de santé des Hauts-de-France accompagne avec constance les investissements de cet établissement : elle a mobilisé 4 millions d'euros pour le projet immobilier relatif au bâtiment dit V120 et près de 700 000 euros, entre 2020 et 2022, pour les investissements du quotidien. En outre, elle aide directement l'établissement à restaurer ses capacités financières – à hauteur de 1,7 million sur dix ans, avec l'objectif d'inscrire l'hôpital de Denain dans une trajectoire durable, réaliste, adaptée aux besoins du territoire.
Concernant les ressources humaines, si les départs que vous mentionnez sont une réalité que l'on rencontre aussi dans d'autres hôpitaux, il importe toutefois d'envisager les choses dans leur globalité : entre 2019 et 2024, les effectifs de l'établissement sont passés de 959 à 1 002 équivalents temps plein, soit une augmentation de 43 emplois. Depuis 2022, vingt médecins ont été installés en qualité de praticien hospitalier statutaire. Des partenariats avec d'autres établissements, dont celui de Valenciennes, permettent à l'hôpital de Denain de mobiliser plus de 6 ETP de praticiens spécialistes, au profit direct des patients.
Les coopérations instaurées au sein du groupement hospitalier de territoire du Hainaut-Cambrésis, dans des domaines tels que l'imagerie médicale, l'endocrinologie, l'oncologie, l'ophtalmologie ou la chirurgie urologique, contribuent aussi à l'attractivité de l'établissement, du territoire, et à la qualité des soins.
Enfin, pour preuve des efforts accomplis en vue d'une meilleure offre de soins, l'hôpital de Denain a pu créer une unité de soins intensifs polyvalents comptant huit lits, ainsi que trente lits supplémentaires de soins médicaux et de réadaptation ; développer des activités nouvelles en pédopsychiatrie, en psychiatrie ; s'équiper d'un deuxième scanner et prochainement d'un deuxième appareil d'imagerie par résonance magnétique.
Ainsi, malgré des difficultés dont le gouvernement ne nie pas l'existence, l'attractivité et le dynamisme de l'hôpital de Denain sont bien réels et méritent d'être entretenus dans les années à venir.