Amélia LakrafiDans les années 1970, la France a fait un choix fort : protéger ses citoyens partout dans le monde. La Caisse des Français de l'étranger incarne cette promesse. Une promesse simple : la France ne vous abandonne pas, même quand vous êtes loin.
Soyons cependant lucides : aujourd'hui, cette promesse vacille. Voilà plus de dix ans que les alertes s'accumulent. Depuis 2018, tous les rapports évoquent un modèle déséquilibré. Pourtant, aucune réforme structurelle n'a été engagée.
Résultat : un modèle financier à bout de souffle, un service jugé insuffisant et des décisions difficiles prises dans l'urgence. Sur le terrain, cela se traduit par un sentiment très clair : le recul de la France. Je pense au Liban, où les remboursements sont passés de 80 % à 70 % en pleine crise – au pire moment, et sans explication. Pour beaucoup, cela a été vécu comme un abandon.
Derrière la CFE, il ne s'agit pas seulement de santé. Il s'agit de notre crédibilité et de notre capacité à tenir parole auprès des Français de l'étranger. Disons-le clairement : sans réforme, la CFE va droit dans le mur. Ma question est donc simple et directe : quel est votre calendrier précis de réforme, et avec quelle méthode de concertation comptez-vous enfin engager cette transformation ?