Vincent Jeanbrun, ministre de la ville et du logement. Je vous prie de bien vouloir excuser mon collègue Serge Papin, qui m'a transmis des éléments de réponse.
Vous avez raison, l'hôtellerie-restauration et les commerces de proximité sont des secteurs économiques essentiels ; ce sont souvent les poumons de nos territoires ruraux. Avec plus de 200 millions d'euros de retombées économiques par an, la Creuse s'impose comme une destination de choix, portée par une tendance de fond, le développement du slow tourism et du tourisme nature, qui attirent des touristes français mais aussi étrangers – 30 % des nuitées dans les campings creusois y sont réalisées par des touristes étrangers.
Cette dynamique ne doit pas masquer les difficultés que vous avez rappelées. Le ministre Papin a conscience que le contexte actuel met à l'épreuve la pérennité de nombreuses entreprises. C'est pourquoi le gouvernement souhaite accompagner les entreprises les plus fragilisées, notamment face à la hausse des coûts de l'énergie et des carburants. Plusieurs aides ont été annoncées récemment, notamment pour les gros rouleurs ou pour les traiteurs.
Vous avez évoqué le poids des factures d'électricité. La France dispose d'une électricité parmi les plus compétitives d'Europe, et nous veillons à ce que nos artisans et commerçants en bénéficient.
La fermeture d'un café, d'un bistrot ou d'un hôtel est dévastatrice pour un centre-bourg. Nous en sommes pleinement conscients. Le gouvernement a engagé plusieurs actions pour lutter contre ces fermetures. C'est le cas du plan de revitalisation des commerces de centre-ville, piloté conjointement par mon ministère et par celui de M. Papin, qui vise à donner aux maires des outils rapidement mobilisables : soutien aux foncières, financement de managers de commerce, taxe sur les friches commerciales.
Nous travaillons également à un plan dédié à la transmission des entreprises du secteur. Chaque année, des hôtels et des restaurants ferment non parce qu'ils ne sont pas viables, mais faute de repreneurs. Nous voulons lever ces freins, simplifier les démarches, mobiliser les financements adaptés et accompagner cédants et repreneurs.
Parce qu'un bistrot qui ouvre, c'est un territoire qui vit, je suis convaincu que ces mesures soutiendront efficacement l'hôtellerie-restauration en Creuse et partout en France.