Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'intérieur. Je sais votre attachement à votre territoire et vous avez raison de sensibiliser le gouvernement sur la situation des effectifs du tribunal de Thonon-les-Bains.
Le budget 2026, vous le savez – vous l'avez voté et je vous en remercie –, a permis d'attribuer au ministère de la justice des moyens augmentés de 2,2 %, soit 700 millions d'euros. Par les temps qui courent, cette somme est très importante, surtout si l'on considère l'augmentation du budget de la justice depuis 2017. Alors que cette année-là, il était inférieur à 7 milliards d'euros, il dépasse désormais 10,7 milliards d'euros. Une telle progression – de plus de 50 % – est d'autant plus considérable qu'elle a eu lieu en moins d'une décennie. C'est l'effort budgétaire le plus important qu'a jamais connu le ministère de la justice.
Cette hausse des moyens a permis la consolidation soutenue des effectifs. L'effort budgétaire que vous avez voté permettra de confirmer l'objectif de recruter 1 500 magistrats et 1 800 greffiers supplémentaires entre 2023 et 2027, inscrit dans la loi d'orientation et de programmation du ministère de la justice.
Dans ce contexte, l'effectif localisé du tribunal judiciaire de Thonon-les-Bains atteint vingt-trois magistrats. Si un poste de magistrat du siège est actuellement vacant, la transparence annuelle du 20 février 2026 a permis de renforcer les effectifs de la juridiction. Dès septembre prochain, ils seront complets.
Les chefs de cour ont la possibilité de déployer, par affectation et dans les juridictions de leur ressort, des personnels placés pour résorber un stock de dossiers jugé trop important, faire face à un surcroît temporaire d'activité ou procéder au remplacement ponctuel d'un magistrat absent. Les services de la Chancellerie sont pleinement mobilisés pour assurer le renfort de l'effectif des magistrats du tribunal judiciaire de Thonon-les-Bains à l'occasion des prochaines mobilités.
Nous poursuivrons cet effort, coconstruit avec la représentation nationale. Si nous avons encore l'occasion de développer les moyens du ministère de la justice, nous ne manquerons pas d'augmenter le nombre d'affectations de la cour d'appel de Chambéry en fonction des prévisions d'activité du ressort, des candidatures exprimées et de la nécessaire péréquation nationale des moyens.