Jean-Pierre Farandou,
Ministère du travail et des solidarités •
16 juin 2026L'entreprise de recherche d'emploi Monster France était depuis 2016 une filiale du groupe Randstad. En septembre 2024, le groupe a souhaité vendre la société Monster qui est alors devenue une joint-venture après la fusion avec son concurrent américain Career Builder. Lors de cette opération, Randstad a cédé 51 % de ses parts au fonds d'investissements Apollo et en a conservé 49 %. En juin 2025, la joint-venture Monster-Career Builder, en état de cessation des paiements, a fait l'objet de l'ouverture d'une procédure Chapter 11, équivalente au redressement judiciaire en France. Elle a été rachetée par la société Bold qui n'a pas souhaité reprendre les activités localisées en Europe. Dès lors, les flux financiers ont cessé entre les Etats-Unis et l'Europe. Le 27 août 2025, le tribunal judiciaire de Nanterre a placé la société française Monster Worldwide en liquidation judiciaire. La réunion d'information du Comité social et économique (CSE) a eu lieu le 4 septembre 2025, les 24 salariés de l'entreprise se sont vu notifier leur licenciement pour motif économique. Le CSE a dénoncé le non-respect d'un accord signé en 2023 entre Monster Worldwide et les organisations syndicales qui prévoyait des mesures d'accompagnement pour les salariés concernés par un licenciement économique. Si cet accord était valable jusqu'en 2027, la situation financière de l'entreprise Monster Worldwide a compromis son applicabilité. Le respect des engagements pris dans un tel accord ne relève pas du contrôle de l'administration mais est de la seule compétence du juge judiciaire. Les services du ministère chargé de l'emploi ont reçu les représentants de l'entreprise en France et suivi le dossier pour accompagner les salariés. Une importance toute particulière a été accordée à la qualité de l'accompagnement des salariés de Monster Worldwide avec pour préoccupation première leur retour à l'emploi.