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🧭Gouvernement Lecornu II
Sébastien Lecornu
, Premier ministre
Laurent Nunez
, Ministère de l'intérieur
Catherine Vautrin
, Ministère des armées et des anciens combattants
Jean-Pierre Farandou
, Ministère du travail et des solidarités
Monique Barbut
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Roland Lescure
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Serge Papin
, Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Rachida Dati
, Ministère de la culture
Stéphanie Rist
, Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
Catherine Pégard
, Ministère de la culture
Naïma Moutchou
, Ministère des outre-mer
Françoise Gatel
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Amélie de Montchalin
, Ministère de l'action et des comptes publics

Philippe Baptiste
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
Marina Ferrari
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Philippe Tabarot
, Ministère des transports
Vincent Jeanbrun
, Ministère de la ville et du logement
David Amiel
, Ministère de l'action et des comptes publics12 mai 2026
Le respect du principe de non discrimination et la mise en œuvre des aménagements de poste constituent des obligations légales dans la fonction publique. Afin de garantir l'égalité de traitement à l'égard des travailleurs handicapés, tout employeur est tenu de mettre en œuvre, selon les besoins identifiés, les mesures appropriées permettant l'accès à un emploi, le maintien dans un poste correspondant à leur qualification, l'exercice ou l'évolution de leurs fonctions, ainsi que la mise en place de formations adaptées à leurs besoins. Le refus de l'employeur de mettre en œuvre de telles mesures est constitutif d'une discrimination. Différents leviers peuvent être mobilisés pour garantir l'effectivité du droit à la non discrimination et à l'aménagement des postes de travail. Tout d'abord, les agents publics en situation de handicap bénéficient d'un dispositif spécifique garantissant une surveillance médicale particulière par le service de médecine de prévention. Le cas échéant, les aménagements de poste ainsi proposés sont mis en œuvre selon les préconisations médicales du médecin du travail que l'employeur est tenu de prendre en considération sauf impossibilité dûment justifiée et motivée par écrit. En cas de non-prise en compte des préconisations émises par la médecine de prévention, l'administration est par ailleurs tenue d'informer l'instance de dialogue social compétente. Ces garanties contribuent à la protection des droits des agents publics en situation de handicap et limitent les risques de discrimination en raison de l'état de santé. Les agents en situation de handicap peuvent également s'appuyer sur les référents handicap dont les missions consistent notamment à s'assurer de la bonne mise en œuvre des aménagements de poste prescrits par le médecin du travail. De plus, dans le cadre de la prévention des discriminations, ces référents informent et accompagnent les collectifs de travail sur les pratiques managériales, les postures inclusives et les outils mobilisables pour lutter contre les préjugés et promouvoir une culture inclusive (article L. 139 9 du code général de la fonction publique). Par ailleurs, la direction générale de l'administration et de la fonction publique met à disposition des agents publics des outils de formation et de sensibilisation consacrés à la diversité et à la prévention des discriminations. Ces actions de sensibilisation visent à informer l'ensemble des agents, qui incarnent les valeurs du service public, des enjeux liés à la prévention et à la lutte contre les discriminations pour leur permettre d'adopter un management et une posture inclusifs. Des formations plus approfondies sont proposées aux acteurs clés tels que les services ressources humaines, les encadrants ou les représentants du personnel. Ces formations et actions de sensibilisation sont accessibles via la plateforme interministérielle MENTOR ou le marché interministériel de formation aux valeurs de la République et aux principes du service public, dont deux volets sont relatifs à la lutte contre toutes les formes de discriminations et la sensibilisation aux handicaps visibles et invisibles. Depuis la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019 et le décret n° 2020-256 du 13 mars 2020, les employeurs publics doivent également mettre en place des dispositifs de recueil et de traitement des signalements de discriminations. Dans ce cadre, tout agent public peut, en toutes confidentialité et sécurité, signaler une situation de discrimination liée à une situation de handicap, qu'elle concerne l'embauche, l'évolution professionnelle, la formation ou les conditions de travail. S'agissant, enfin, de l'allocation temporaire d'invalidité (ATI), il est rappelé qu'il s'agit d'une prestation statutaire destinée à compenser les conséquences professionnelles durables d'une invalidité d'origine strictement professionnelle. En application de l'article L. 824-1 du code général de la fonction publique, peut prétendre à cette allocation, cumulable avec le traitement, le fonctionnaire titulaire qui, tout en étant maintenu en activité, présente une invalidité résultant d'un accident de service ayant entraîné une incapacité permanente d'au moins 10 % ou d'une maladie professionnelle ouvrant droit à rente dans le régime général de sécurité sociale, le montant de l'allocation étant fixé à une fraction du traitement minimal correspondant au taux d'invalidité. Les conditions d'ouverture du droit, les modalités de concession, de liquidation et de révision de l'ATI sont précisées par le décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960 pour les fonctionnaires de l'État et par le décret n° 2005-442 du 2 mai 2005 pour les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers. Ce dispositif, qui vise à indemniser forfaitairement les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'atteinte à l'intégrité physique imputable au service (accident de service, éventuellement accident de trajet, ou maladie professionnelle), s'inscrit dans le cadre plus large des mécanismes de réparation du risque professionnel ouverts aux agents publics, sans faire obstacle, le cas échéant, à l'indemnisation complémentaire d'autres préjudices. Enfin, si la demande d'ATI doit être faite auprès de l'employeur, l'ATI est versée par le régime spécial de retraite dont relève l'agent (service des retraites de l'État pour les fonctionnaires de l'État ; Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales pour les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers).
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