France Télévisions, comme l'ensemble des entreprises de l'audiovisuel public, est astreinte à un impératif de gestion rigoureuse, découlant de son financement public, auquel ses administrations de tutelle sont particulièrement attentives. L'entreprise a notamment fait porter ses efforts sur la maîtrise de la croissance de sa masse salariale, et l optimisation de ses dépenses de programmes au cours de la période 2018-2022, pendant laquelle la dotation publique de l'entreprise a diminué de 160 millions d'euros, afin d assurer la contribution du secteur audiovisuel public au redressement des comptes publics. Ces efforts se sont poursuivis au cours de la période récente, compte-tenu des moyens alloués à l entreprise (2024 : -32,6 millions d'euros par rapport à la loi de finances initiale ; 2025 : 29,7 millions d'euros par rapport aux moyens perçus l'année précédente ; 2026 : -80,2 millions d'euros par rapport aux moyens perçus l'année précédente). France Télévisions a mobilisé différents leviers d'économies. L entreprise a cependant indiqué que certains ne produiraient d'effets qu'à moyen terme, eu égard à la rigidité de certaines dépenses (masse salariale, engagements contractuels sur des programmes, etc.). C'est la raison pour laquelle France Télévisions a été conduit à présenter à ses instances de gouvernance un résultat déficitaire de 0,8 millions d'euros en 2025. En 2026, le groupe public a indiqué maintenir l'objectif d'atteindre un résultat d'exploitation à l'équilibre. La responsabilité de France Télévisions, en lien avec ses administrations de tutelle, est de poursuivre ses efforts au-delà de 2026, afin de rendre son activité plus efficiente, et soutenable sur le long terme. Cet objectif doit notamment se fonder sur la refonte du cadre social du groupe public, démarche engagée par la dénonciation de son accord collectif en 2025, conformément aux recommandations de la Cour des comptes. Le contrat d'objectifs et de moyens (COM) 2026-2028 en cours d'élaboration aura vocation à formaliser les efforts attendus de la part du groupe public pour ajuster son activité à sa nouvelle trajectoire de moyens pluriannuelle. S'agissant du fonctionnement entre les différentes chaînes de France Télévisions, le groupe a conduit des réformes significatives au cours de la période récente, visant à parachever le rapprochement de ses antennes sur le plan organisationnel. À partir de 2019, l'entreprise a ainsi réuni en une direction unique des antennes et des programmes l'ensemble des équipes en charge des acquisitions de programmes, autrefois réparties dans une organisation par chaîne. France Télévisions a également achevé en 2019 la fusion des rédactions de France 2 et de France 3 en une rédaction nationale unique. Ces efforts de réorganisation au service d'une meilleure transversalité entre les équipes et d'un fonctionnement plus efficient ont vocation à se poursuivre. S'agissant de la complémentarité des offres éditées par France Télévisions, l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a relevé, dans son avis motivé sur les résultats de l'entreprise entre 2020 et 2024, que « France Télévisions [avait] poursuivi durant la récente période sa stratégie de différenciation de ses chaînes tout en capitalisant sur le caractère fédérateur de son offre de chaînes et de services » et que « les chaînes historiques, France 2 et France 3, [avaient] atténué les risques de concurrence entre leurs antennes et [avaient] privilégié des propositions complémentaires au public ». S'agissant des audiences de France Télévisions, le groupe public est demeuré le premier groupe de télévision gratuite en France en termes de part d'audience depuis 2020, avec notamment une programmation de grands événements fédérateurs sportifs ou d'information. France Télévisions est par ailleurs la première offre à la demande gratuite en France : en 2025, ses contenus délinéarisés ont été vus chaque mois par 39,8 millions de vidéonautes uniques âgés de quatre ans et plus, en hausse de 4,8 millions par rapport à 2024. S'agissant de l'exigence d'impartialité, il revient à l'Arcom de garantir l'indépendance et l'impartialité du secteur public de la communication audiovisuelle et que l'Autorité est fondée à examiner tout fait qui serait porté à sa connaissance. Le ministère a récemment engagé la modification des cahiers des charges des trois sociétés nationales de programme (France Télévisions, Radio France et France Médias Monde), afin d'expliciter la notion d'impartialité, conformément aux recommandations formulées par Monsieur Bruno Lasserre dans le cadre de la mission qui lui a été confiée par l'Arcom en novembre 2025 sur ce sujet.