Le ministère de l'éducation nationale est attaché à la préservation et à la transmission des diverses formes du patrimoine linguistique et culturel des régions françaises. La situation de l'enseignement des langues régionales fait l'objet de la plus grande attention dans les académies et territoires concernés. La circulaire du 14 décembre 2021 relative aux langues et cultures régionales a élargi la liste des langues vivantes régionales reconnues et enseignées par le ministère, parmi lesquelles le créole, le tahitien, les langues mélanésiennes (drehu, nengone, paicî, ajië), le wallisien, le futunien, le kibushi et le shimaoré. Il existe deux types de dispositifs liés à l'apprentissage des langues en outre-mer : l'enseignement des langues et cultures régionales, qui désigne un enseignement d'une langue vernaculaire proposé de l'école primaire au lycée et susceptible d'être évalué aux examens nationaux, et les dispositifs consacrés aux langues dites d'origine ou maternelles, principalement à l'école maternelle. Les dispositifs consacrés aux langues d'origine ou maternelles, implantés dans les classes d'école maternelle et les premières classes de l'école élémentaire, consistent à s'appuyer sur le bilinguisme afin de faciliter l'entrée dans la scolarisation et l'apprentissage du français des enfants allophones. La connaissance et la maitrise de la langue d'origine sont structurées pour développer des compétences linguistiques transférables au service d'une meilleure acquisition de la langue française. Ces dispositifs facilitent l'apprentissage des langues ultramarines. Ces dispositifs sont présents en Guyane, à Wallis et Futuna, en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion, en Polynésie française et à Mayotte. L'article L. 311-4 du code de l'éducation prévoit que « les programmes scolaires comportent, à tous les stades de la scolarité, des enseignements destinés à faire connaitre la diversité et la richesse des cultures représentées en France, y compris dans ses territoires d'outre-mer. » La préservation de la culture régionale ne se fait pas uniquement par la transmission des langues. L'adaptation des programmes scolaires permet aux élèves des académies ultramarines de mieux connaitre toutes les facettes de leur territoire. Du CM1 à la terminale, les programmes d'histoire et de géographie et ceux de l'enseignement de spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ont été adaptés par voie règlementaire pour les académies ultramarines. Dans les collectivités d'outre-mer et en Nouvelle-Calédonie, les autorités locales peuvent adapter les programmes d'enseignement comme c'est le cas, par exemple, pour les programmes d'enseignement moral et civique en Nouvelle-Calédonie. Des programmes de langues vivantes régionales seront publiés prochainement pour une entrée en vigueur progressive à partir de la rentrée scolaire 2026. Ces programmes prennent en compte les spécificités de quatre langues créoles, du tahitien et des langues mélanésiennes. Pour les autres langues ultramarines, un cadre commun aux langues à faible diffusion sera intégré aux programmes. Des ressources à destination des professeurs seront également produites pour accompagner ces nouveaux programmes. Ces programmes et ressources permettront une transmission plus efficace des langues ultramarines.