Conformément aux dispositions de l'article L. 711-1 du code de l'éducation, les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel bénéficient d'une autonomie pédagogique, scientifique, administrative et financière. À ce titre, les universités sont libres de définir leur politique de formation. L'article 1er de l'arrêté du 2 janvier 2014 fixant le cadre national des formations conduisant à la délivrance des diplômes nationaux de licence, de licence professionnelle et de master précise que les établissements sont également libres de la conception et de la mise en œuvre des formations. Les étudiants sont peu nombreux à candidater dans cette formation. Pour 20 places offertes en première année de master à la rentrée universitaire 2024-2025, seuls 27 candidatures avaient été reçues et 12 étudiants avaient accepté leur proposition d'admission. Il convient de noter également que l'université de Rennes 2 propose une formation similaire à celle délivrée à l'université Bretagne Occidentale (UBO), à savoir la mention Littératures, langues et civilisations étrangères et régionales, parcours breton et celtique. Cette formation, qui offre 13 places en première année, rencontre aussi des difficultés de recrutement. La fermeture de la formation proposée par l'UBO n'a pas entraîné de report significatif des candidatures vers Rennes. La formation délivrée à l'université de Rennes 2 a enregistré 15 candidatures en 2023, dont 12 ont été classées et 9 acceptées. En 2025, le constat est presque identique, avec 15 candidatures déposées pour 11 acceptations. Cette stabilité des effectifs témoigne de l'existence d'un vivier globalement très restreint pour ce type de formation. L'UBO peut ainsi décider de suspendre une formation inscrite à son offre. Elle demeure également libre de procéder à sa réouverture ultérieurement. S'agissant des moyens attribués aux établissements, le budget du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace s'élève en 2025 à 15,4 Md€ pour le programme 150 « Formations supérieures et recherche universitaire » dont relèvent les universités. La loi de finances initiale (LFI) 2025 s'élevait à plus de 247 M€ en crédits de paiement par rapport à 2024 et entérinait à la fois les mesures concernant les ressources humaines prévues par la loi de programmation de la recherche (LPR), notamment au titre de l'attractivité, et la compensation partielle de la hausse du taux de cotisation dans le compte d'affectation spéciale (CAS) « Pensions ».