Édouard Geffray,
Ministère de l’éducation nationale •
25 nov. 2025Le remplacement des professeurs absents constitue une priorité du service publique de l'éducation nationale. Son efficacité dans les écoles, collèges et les lycées répond à des objectifs de continuité pédagogique et de garantie de la qualité du service rendu aux élèves et à leur famille. C'est pourquoi, l'ensemble des services du ministère, administration centrale et services déconcentrés, sont pleinement mobilisés pour améliorer le remplacement des enseignants absents, qu'il s'agisse des absences de courte durée (inférieures à 15 jours) ou de longue durée (supérieures à 15 jours). Depuis la rentrée scolaire 2023, dans le cadre du Pacte "enseignant", une forte dynamique a été engagée en matière de remplacement de courte durée (RCD) : des missions sont proposées aux enseignants afin de garantir la continuité des activités pédagogiques en présence des élèves et de renforcer la capacité à remplacer les absences constatées au sein des collèges et lycées. Par ailleurs, un plan d'action annuel "RCD" doit être mis en oeuvre dans l'ensemble des établissements du second degré, conformément au décret n° 2023-732 du 8 août 2023. On constate une amélioration au niveau national du remplacement des absences de courte durée engagée depuis deux années, avec un triplement du taux de remplacement depuis l'année de référence 2022-2023. En matière de remplacement de longue durée, dans le 1er comme dans le 2d degré, les services déconcentrés ont veillé, ces dernières années, à renforcer les effectifs de remplaçants afin d'apporter une réponse qualitative et réactive aux absences des enseignants, mais la mobilisation de la ressource se heurte ponctuellement à des contraintes géographiques et disciplinaires. Enfin, des réflexions relatives à l'organisation du remplacement sont en cours, ainsi que le développement de solutions numériques d'aide à la décision et de gestion du remplacement, afin de rendre celui ci plus efficient. Sur le second point relatif à la revalorisation du métier pour en améliorer l'attractivité, plusieurs mesures ont été mises en œuvre depuis la rentrée scolaire 2023 aux nombres desquelles peuvent être citées l'augmentation de près de 100 euros nets par mois, au bénéfice de l'ensemble des enseignants, par le doublement du montant de l'indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves. Par ailleurs, afin d'augmenter significativement la rémunération des professeurs en début de carrière, la prime d'attractivité a été étendue au bénéfice des professeurs stagiaires et revalorisée pendant les quinze premières années de carrière. Ainsi, comme le Président de la République s'y était engagé, tous les professeurs titulaires commencent leur carrière avec une rémunération supérieure à 2 000 euros nets par mois. En complément des revalorisations mentionnées supra, des mesures offrent de meilleures perspectives d'évolution professionnelle en accélérant l'accès aux grades supérieurs pour les deuxièmes moitiés de carrière d'une part et permettant aux professeurs de terminer leur carrière à des indices plus élevés qu'auparavant d'autre part. En outre, de meilleures conditions d'entrée dans le métier sont misent en œuvre en faveur des lauréats des concours par l'amélioration de la reprise des services effectués antérieurement. Enfin, la réforme du recrutement et de la formation des enseignants instituée par le décret n° 2025-352 du 17 avril 2025 vise, en plus de renforcer la formation initiale des enseignants via la création d'un master professionnalisant et rémunéré, à élargir le vivier des candidats par un abaissement des conditions d'accès au concours au niveau de la troisième année de licence. Cette mesure doit permettre, dans le premier comme dans le second degré, de revivifier le nombre d'inscrits aux concours et d'augmenter le nombre de lauréats et donc la part des personnels titulaires dans toutes les académies et dans toutes les disciplines, notamment dans celles confrontées aujourd'hui à des problèmes d'attractivité. Grâce à l'ensemble de ces mesures, le ministère chargé de l'éducation nationale entend renforcer l'attractivité du métier d'enseignant et en améliorer les conditions d'exercice.