Annie Genevard,
Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire •
14 avr. 2026Le botulisme n'est pas réglementé par la législation européenne sur la santé animale, c'est-à-dire le règlement européen 2016/429 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 relatif aux maladies animales transmissibles et ses règlements dérivés. Ce règlement européen est entré en vigueur en avril 2021. Toutefois, le botulisme, due à la bactérie Clostridium botulinum, figure en annexe II de l'arrêté ministériel du 3 mai 2022 listant les maladies animales réglementées d'intérêt national, c'est-à-dire qu'il peut être nécessaire de mettre en place des mesures nationales dans un intérêt collectif. Lors des mortalités survenues chez des oiseaux sauvages dans plusieurs zones humides de Loire-Atlantique, des analyses pour rechercher le virus de l'influenza aviaire, maladie réglementée, ont d'abord été réalisées, mais elles se sont révélées toutes négatives. Une fois le botulisme confirmé, les mesures adoptées par les gestionnaires d'aires protégées, la fédération départementale des chasseurs et l'office français de la biodiversité, en lien avec la préfecture et la direction départementale de la protection des populations de Loire-Atlantique, ont suivi les recommandations que l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail a rendues dans son avis du 10 juin 2025 (saisine n° 2019-SA-0115) : le ramassage des cadavres d'oiseaux a été effectué, leur collecte et leur traitement ont été assurés dans le cadre du service public de l'équarrissage. Les oiseaux appartenant à des espèces menacées ont été pris en charge par des centres de soins de la faune sauvage. Les vétérinaires praticiens ont également été informés, en vue de mesures de prévention à destination des chiens susceptibles de se baigner dans ces plans d'eau. Il est à noter que c'est la toxine de type C/D, principale responsable des épisodes de botulisme aviaire, qui a été identifiée dans le cadre de cette épizootie. Les cas humains d'intoxication alimentaire au botulisme sont essentiellement liés à des souches de type E. L'État reste pleinement mobilisé auprès des acteurs pour répondre aux enjeux de santé publique.