🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
🧭Gouvernement Lecornu II
Sébastien Lecornu
, Premier ministre
Laurent Nunez
, Ministère de l'intérieur
Catherine Vautrin
, Ministère des armées et des anciens combattants
Jean-Pierre Farandou
, Ministère du travail et des solidarités
Monique Barbut
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Roland Lescure
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Serge Papin
, Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire

Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Rachida Dati
, Ministère de la culture
Stéphanie Rist
, Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
Catherine Pégard
, Ministère de la culture
Naïma Moutchou
, Ministère des outre-mer
Françoise Gatel
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Amélie de Montchalin
, Ministère de l'action et des comptes publics
David Amiel
, Ministère de l'action et des comptes publics
Philippe Baptiste
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
Marina Ferrari
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Philippe Tabarot
, Ministère des transports
Vincent Jeanbrun
, Ministère de la ville et du logement
Avec
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale29 avr. 2026

ACCOMPAGNANTS D'ÉLÈVES EN SITUATION DE HANDICAP À NANTES


M. le président. La parole est à M. Karim Benbrahim, pour exposer sa question, no 722, relative aux accompagnants d'élèves en situation de handicap à Nantes.

M. Karim Benbrahim. Monsieur le ministre, je vous interrogerai sur deux points au sujet desquels je suis régulièrement sollicité lors de mes permanences.

À la rentrée 2025, près de 50 000 enfants ont été laissés sans les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) auxquels ils ont pourtant droit ; en Loire-Atlantique, ce sont plus de 650 enfants, soit un sur huit, qui ont le droit à un accompagnement. Et lorsque les élèves en bénéficient, les temps effectifs sont souvent très insuffisants, sans corrélation avec leur handicap. Dans nos territoires, ces chiffres ont des visages : enfants qui vivent leur scolarité sans le soutien auquel ils ont droit, familles déstabilisées, enseignants qui portent seuls ce que l'institution refuse d'assumer.

Ces situations résultent d'un manque de moyens financiers et humains, mais aussi de réelles difficultés, en particulier dans les territoires les plus dynamiques économiquement, comme la métropole nantaise, à recruter des AESH. Le métier est tout simplement trop peu attractif. La très grande majorité des AESH du département subissent des temps partiels contraints ; la rémunération s'élève à environ 860 euros net par mois. C'est le grand écart entre l'ambition affichée d'une école inclusive et la réalité vécue par les enfants, les familles, les AESH, les enseignants. Quelles mesures entendez-vous donc prendre pour renforcer le nombre d'AESH dans la métropole nantaise, et quelles dispositions concrètes entendez-vous prendre pour revaloriser ce métier essentiel ?

Le second point concerne lui aussi la promesse républicaine d'égalité des chances : je souhaite vous interroger sur ces écoles qui ne bénéficient pas des moyens des réseaux d'éducation prioritaire (REP et REP+) alors qu'elles en présentent les caractéristiques. En Loire-Atlantique, plus de 5 900 élèves sont ainsi privés des ressources que leur situation exige. L'école du Bois-Saint-Louis, à Orvault, en constitue une illustration. L'engagement des équipes et de l'association de parents d'élèves ne peut pas tout. L'école manque des moyens que sa situation justifierait ; alors qu'elle aurait besoin de stabilité, le climat de tension entraîne une rotation fréquente de l'équipe éducative – plus de vingt remplaçants se sont succédé l'an dernier devant une seule classe !

Je regrette que, contrairement à votre prédécesseure, vous et votre cabinet n'ayez pas encore accepté de recevoir les parents d'élèves, dont je vous ai transmis par écrit les propositions concrètes. L'évolution démographique nous offre l'occasion de réaffecter des moyens là où cela est nécessaire. Quelles sont vos intentions vis-à-vis de ces écoles qui ne bénéficient pas des dispositifs REP et REP+, et quels sont vos engagements concrets pour permettre aux élèves du Bois-Saint-Louis de retrouver des conditions d'apprentissage propices à leur réussite ?

M. le président. La parole est à M. le ministre de l'éducation nationale.

M. Édouard Geffray, ministre de l'éducation nationale. Je vais d'abord vous répondre sur les AESH et, plus généralement, sur l'école inclusive. Vous le savez, nous faisons face à une forte croissance du nombre d'élèves reconnus en situation de handicap et, plus encore, du nombre d'élèves bénéficiant d'un droit à un accompagnement notifié par la MDPH. Si l'on perd 1 % à 2 % d'élèves chaque année, entre 8 % et 12 % d'élèves supplémentaires font l'objet d'une notification de droit à un AESH – on constate une forme d'effet de ciseau.

En l'espace d'une quinzaine d'années, nous avons créé un véritable service public de l'école inclusive. Nous comptons aujourd'hui 145 000 AESH dans le système éducatif ; c'est devenu le deuxième métier de l'éducation nationale. Ce nombre est à mettre en perspective avec les quelque 800 000 professeurs. En Loire-Atlantique, ce sont 10 310 élèves en situation de handicap qui sont scolarisés, dont 5 379 font l'objet d'une notification MDPH.

Il est vrai qu'à la rentrée, 50 000 élèves ne bénéficiaient pas de l'AESH auquel ils avaient droit. Je me permets toutefois de souligner la différence entre la photographie et le film. Nous rencontrons un problème pour satisfaire la demande ; c'est une réalité qu'il ne faut pas ignorer et à laquelle je me suis attaqué dès mon arrivée au ministère. Mais il existe une autre réalité : lorsque des dizaines de milliers de notifications tombent entre le 15 juillet et le 31 août, il est extrêmement difficile, à la date du 10 ou du 12 septembre, d'obtenir un AESH pour chaque élève. Qu'il y ait des pics de demandes, cela correspond au fonctionnement des familles, mais il en résulte que nous ne sommes pas toujours capables d'y répondre immédiatement. Nous essayons bien évidemment d'organiser les choses, mais il faut avoir cette donnée en tête.

Au-delà des mesures prises au cours des dernières années en faveur des AESH – même si elle reste insuffisante, leur rémunération a ainsi progressé de 41 % en huit ans –, j'ai annoncé, à la suite des travaux sur la proposition de loi de la sénatrice Marie-Pierre Monier, que j'ouvrirais une concertation sur leur statut. La première réunion aura lieu dans les jours qui viennent ; la deuxième se tiendra fin mai. Elle portera notamment sur la possibilité de fonctionnaliser certains d'entre eux afin de leur offrir un cadre plus protecteur.

Je rappelle également que nous déployons des pôles d'appui à la scolarité, qui permettent d'inverser la logique et de répondre, dans le bon ordre, d'abord à la nécessité de l'accessibilité des apprentissages, puis à la question de la compensation.

Tout cela forme un ensemble cohérent ; j'aurais aimé approfondir la question mais, comme je souhaite répondre aussi à votre seconde question, je m'arrêterai là.

Je l'ai dit : la carte de l'éducation prioritaire ne sera pas refaite au cours des prochains mois car je ne souhaite pas engager la future majorité de 2027 s'agissant d'un sujet aussi fondamental. En revanche, j'ai demandé un examen particulier de la situation des écoles dont l'indice de position sociale des élèves (IPS) est très faible ou qui se trouvent dans des configurations aussi contraintes que celles que vous mentionnez ; cela permettra de se pencher spécifiquement sur leurs moyens, tant humains – le nombre de professeurs – que médico-sociaux.

Pas encore de commentaires ici 👻
0/300
🚀