Après une année 2024 marquée par des pertes financières, ADS anticipe des perspectives positives en termes d'emploi dans le cadre du projet Bromo, notamment grâce à l'essor des programmes de constellations. Cela contraste avec l'année 2024, qui avait conduit à des restructurations en raison de pertes financières, soit 540 suppressions de postes en France chez ADS (sur un total de 2043 dans le monde) au travers de non remplacements de départs à la retraite et de reclassements au sein du groupe. En 2025, ADS a enregistré des résultats en progression par rapport à 2024. Le chiffre d'affaires a ainsi augmenté d'environ 10,7%, passant de 12,1 Md€ à 13,4Md€ ; le stock de commandes a augmenté de 8,5% sur la même période. Le projet Bromo, porté par Airbus Defence and Space (ADS) avec Thales Alenia Space (TAS) et Leonardo, permettra de restaurer la profitabilité des industriels français. Il permettra de créer un leader européen du spatial capable de faire face à une concurrence mondiale renforcée. Cette intégration horizontale doit permettre aux industriels français - dont ADS – de mutualiser l'investissement en R&D et d'être en capacité de porter des programmes institutionnels ambitieux (supérieurs à 10 Md€) tels qu'IRIS2. La nouvelle entité se devra d'être compétitive sur le marché mondial, tout en restant leader sur les marchés européen et nationaux. Dans un contexte d'essor des programmes de constellations et de la demande institutionnelle en Europe, Bromo permet à ADS et TAS d'anticiper des perspectives positives en termes d'emploi. Le dossier est actuellement étudié par la Commission européenne au titre du contrôle des concentrations. Au-delà de Bromo, l'Etat est attentif au maintien de l'emploi et à la préservation des compétences et technologies critiques, conformément à l'objectif stratégique n° 5 de la Stratégie nationale spatiale. Le secteur spatial français compte plus de 30 000 emplois dont 20 000 dans la filière industrielle, ce qui représente plus d'un tiers des emplois du secteur en Europe. 80% des effectifs sont embauchés par de grands groupes, qui sont principalement implantés en Occitanie (35%) et en Île de France (25%). S'agissant du maintien des compétences spatiales en France, les technologies critiques et les savoir-faire indispensables sont identifiés et tracés et font l'objet d'un suivi au titre de la stratégie nationale spatiale présentée le 12 novembre 2025 par le Président de la République.