Monique Barbut,
Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature •
13 janv. 2026Le Gouvernement est pleinement conscient des préoccupations exprimées par plusieurs filières industrielles, et notamment par le secteur agroalimentaire, à la suite de l'évolution de la fiscalité de l'eau dans le cadre de la réforme des redevances des agences de l'eau et du financement du Plan Eau. Cette réforme, destinée à renforcer la préservation et la gestion durable de la ressource en eau, s'inscrit dans un contexte où les pressions sur cette ressource s'intensifient fortement. Dans ce cadre, les industriels, au même titre que les autres usagers, sont appelés à contribuer à l'effort collectif nécessaire pour répondre aux enjeux de sécurisation de l'approvisionnement et de qualité de l'eau. Le Gouvernement entend veiller à ce que cet effort reste équitablement réparti et supportable, en particulier pour les entreprises les plus exposées. Des remontées spécifiques ont été portées à la connaissance des services de l'État, notamment s'agissant de l'impact différencié selon les territoires et les secteurs industriels. Ces éléments font actuellement l'objet d'une analyse approfondie avec les services du ministère chargé de l'économie et du ministère chargé de l'agriculture, en lien avec les agences de l'eau, afin de mesurer de manière plus fine les effets économiques de la réforme, secteur par secteur. Le Gouvernement est déterminé à accompagner les entreprises qui rencontreraient des difficultés particulières dans ce nouveau cadre. Des mesures correctives, d'ajustement ou de modulation pourront être envisagées, y compris via des outils ciblés, pour préserver l'activité et l'emploi dans les territoires. Le dialogue avec les représentants des filières industrielles, dont celle de l'agroalimentaire, est en cours et des solutions concrètes et adaptées ont vocation à se traduire dans le budget sous réserve de son vote effectif.