Source d'énergie renouvelable et locale, le chauffage au bois domestique est également la première source directe anthropique d'émission de particules fines en France. L'émission de polluants atmosphériques due au chauffage au bois est étroitement liée à de mauvaises conditions de combustion du bois. La performance de l'appareil, la qualité du combustible, comme les pratiques d'utilisation, doivent donc être surveillées et encadrées. Pour répondre à cet enjeu sanitaire majeur, un plan d'action pour un chauffage domestique au bois performant a été préparé et publié en 2021. Celui-ci prévoit des mesures nationales et locales, avec l'encadrement du chauffage au bois dans chaque zone couverte par un plan de protection de l'atmosphère (PPA). En application de l'article L. 222-6-1 du code de l'environnement, afin de protéger l'environnement et les populations, des mesures adaptées au contexte local doivent être prises pour diviser par deux les émissions de particules fines issues du chauffage au bois entre 2020 et 2030. La ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche a demandé aux préfets, lors du Roquelaure de la qualité de l'air qui s'est tenu le 12 mai 2025, de poursuivre leurs actions en la matière et a rappelé l'obligation d'adopter un plan local chauffage au bois suffisamment ambitieux. Une instruction a été envoyée aux préfets le 27 août 2025 afin de rappeler l'importance de mettre en œuvre des actions permettant de respecter l'objectif défini à l'article L. 222-6-1 du code de l'environnement. Les Plans de protection de l'atmosphère (PPA), et donc les plans locaux chauffage au bois, doivent être établis pour les agglomérations de plus de 250 000 habitants ou pour les zones administratives de surveillance (ZAS) en dépassement des valeurs limites pour la qualité de l'air, ou susceptibles de l'être.