Le décret n° 2022-1658 du 26 décembre 2022 a créé un corps d'ambulanciers au sein de la fonction publique hospitalière, désormais rattachés à la filière soignante. Cette mesure s'inscrit dans une logique de reconnaissance de l'évolution du rôle des ambulanciers au sein des établissements de santé. Parallèlement, le diplôme d'État d'ambulancier a fait l'objet d'une réingénierie récente, visant à adapter la formation aux compétences mobilisées dans l'exercice professionnel. Ce diplôme, de niveau infra-baccalauréat, ne permet pas, en l'état actuel du droit, un classement en catégorie B, qui correspond à un niveau de qualification au moins équivalent au baccalauréat. En matière de reconnaissance indemnitaire, plusieurs dispositifs sont mobilisés. Les ambulanciers hospitaliers perçoivent notamment le complément de traitement indiciaire, dès lors qu'ils exercent au sein des établissements sanitaires, des services sociaux et médico-sociaux rattachés à un établissement sanitaire ou à un Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Ce complément de rémunération est également versé à ces personnels lorsqu'ils exercent dans des services sociaux et médico-sociaux non rattachés à un établissement sanitaire ou à un EHPAD. Ils peuvent également bénéficier, selon leur affectation : - de la nouvelle bonification indiciaire de 20 points (soit 98,4 € bruts mensuels depuis le 1er juillet 2023) pour les agents affectés à la conduite de véhicules d'intervention dans le cadre des SAMU ou SMUR ; - de l'indemnité forfaitaire de risque de 118 € bruts par mois pour les personnels exerçant dans les services d'urgences. Par ailleurs, les ambulanciers hospitaliers sont concernés par les mesures générales de revalorisation mises en œuvre dans la fonction publique depuis 2022 : - revalorisation de la valeur du point d'indice de +1,5 % au 1er juillet 2023 ; - rehaussement uniforme de 5 points d'indice pour tous les agents publics au 1er janvier 2024 ; - prime exceptionnelle de 300 à 800 € bruts versée au second semestre 2023 pour les agents percevant moins de 3 250 € bruts mensuels ; - revalorisations successives du traitement indiciaire minimum, porté à l'indice majoré 361 au 1er mai 2023. Les orientations prises ces dernières années témoignent d'une tendance à restreindre l'accès à la catégorie active, notamment à l'occasion du reclassement de certains corps dans une catégorie hiérarchique supérieure. Dans ce contexte, l'intégration des ambulanciers dans cette catégorie n'est pas envisagée, la question relevant du cadre plus large de la réforme des retraites. L'évolution statutaire des ambulanciers, tout comme la mise à jour des textes réglementaires les concernant, fait l'objet d'un suivi attentif par les services du ministère, en lien avec les représentants des professionnels, afin de garantir la cohérence entre les référentiels d'activités, les qualifications et le cadre d'exercice.