Le nickel et la mine relevant des compétences de la Nouvelle-Calédonie, cette stratégie ne peut être définie qu'en étroite concertation avec les autorités locales compétentes (GNC, Provinces). A cet effet, la mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie représente l'État au sein de la Conférence des présidents, instance de dialogue stratégique consacrée à ces enjeux. Les travaux conduits dans ce cadre ont, d'ores et déjà, permis l'adoption, par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, d'un dispositif d'ouverture contrôlée et temporaire des exportations de minerai brut issu des réserves géographiques métallurgiques. La relance pérenne des différentes usines de nickel ne peut néanmoins être envisagée sans projets industriels crédibles, portés par des repreneurs solides, fiables et expérimentés à même de mener les investissements nécessaires et d'assumer la responsabilité environnementale afférente à ces actifs. L'Etat, par l'intermédiaire de ses administrations compétentes (CIRI, APE) suit avec une attention soutenue les processus de reprise en cours. Dès lors qu'un projet réunira l'ensemble des conditions requises, l'État sera pleinement mobilisé pour en accompagner la concrétisation. Enfin, conformément à l'engagement pris par le Premier ministre dans son courrier relatif au Pacte de refondation, et sous réserve de la mise en œuvre d'une stratégie nickel cohérente et permettant un retour à la rentabilité, l'Etat apportera un soutien financier aux investissements dans les infrastructures énergétiques nécessaires à la compétitivité et la décarbonation des usines de nickel. Ces investissements tiendront compte de l'aboutissement des projets de reprise et des schémas énergétiques des repreneurs. A cet égard, l'Etat finance d'ores et déjà l'étude d'avant-projet détaillé de la station de transfert d'énergie par pompage de Toutouta. Ces investissements énergétiques, qui s'inscriront dans le schéma de transition énergétique de la Nouvelle-Calédonie, bénéficieront par ailleurs à l'ensemble du territoire.