La qualité de l'air est un enjeu majeur pour la santé et l'environnement et, à ce titre, la politique en faveur de la qualité de l'air nécessite des actions à tous les niveaux, national comme local, et dans tous les secteurs d'activité. Pour agir au niveau national, le plan de réduction des émissions de polluants atmosphériques (PREPA) fixe la stratégie de l'État afin de réduire les émissions de polluants atmosphériques et respecter les exigences européennes. Les actions relatives à la période actuelle 2022-2025 ont été approuvées par arrêté du 8 décembre 2022. Les travaux relatifs aux mesures à mettre en œuvre pour la période 2026-2029 ont été lancés au printemps 2025, et une consultation publique devrait être bientôt lancée. Au niveau régional, sous l'égide de l'Etat, le Plan de protection de l'atmosphère (PPA) 2025-2030 d'Île-de-France est entré en vigueur le 30 janvier 2025. Ce PPA vise les secteurs les plus polluants afin d'accélérer les changements déjà engagés grâce à la mise en œuvre d'actions prioritaires telles que : Poursuivre l'amélioration de l'offre de transports en commun ; Accélérer le développement de l'usage du vélo ; Inciter au renouvellement du parc automobile francilien vers des véhicules moins polluants ; Inciter à la réduction des émissions de particules du chauffage individuel au bois, première source de ce polluant en Ile-de-France. Un des objectifs affiché du PPA est ne plus exposer aucun francilien à des dépassements de la valeur limite réglementaire actuelle en dioxyde d'azote (NO2) fixée à 40µg/m3 dès 2026. Même si les évaluations récentes réalisées par Airparif, l'association agréée de surveillance de la qualité de l'air en région Ile-de-France, démontrent une amélioration de la qualité de l'air ces dernières années, il reste toutefois à fournir des efforts pour respecter en 2030 les objectifs de la directive européenne 2024/2881 récemment révisée sur la qualité de l'air qui en a abaissé de moitié les valeurs limites réglementaires. S'agissant de la pollution sonore, l'État et les collectivités territoriales sont mobilisés à travers notamment l'élaboration des plans de prévention du bruit dans l'environnement, pour les grandes infrastructures de transport et pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants. Ces plans permettent d'identifier des mesures concrètes pour réduire l'exposition au bruit des Franciliens (par exemple, en construisant des murs anti-bruit, en rénovant les revêtements des chaussées ou en programmant des travaux d'isolation de façades : de telles actions ont notamment déjà été menées autour de l'A86 dans le Val-de-Marne). Les plans de prévention du bruit dans l'environnement visent aussi à identifier et protéger les zones calmes (par exemple, des parcs urbains), pour préserver le potentiel futur de ces lieux comme espaces de ressourcement. L'État soutient par ailleurs des initiatives pour mieux comprendre la co-exposition. L'association Airparif et l'association Bruitparif, soutenues financièrement par l'État, ont ainsi publié en 2024 les premières cartes de co-exposition air-bruit à l'échelle de l'Île-de-France. Ces cartes mettent en évidence l'intérêt d'agir prioritairement sur les grands axes de transport routier et les aéroports.