L'éolien en mer constitue un pilier de la stratégie énergétique de la France et un levier majeur de souveraineté, de réindustrialisation et de lutte contre le dérèglement climatique. La France dispose aujourd'hui de 2 GW d'éolien en mer en service, et de près de 5 GW en travaux ou développement. De manière à atteindre les objectifs inscrits dans la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE 3), le cahier des charges du dixième appel d'offres pour l'éolien en mer (AO10) a été publié le 12 juin 2026, pour une puissance totale inédite de 10 GW, conformément à la programmation pluriannuelle de l'énergie. S'agissant de cet appel d'offres, l'État a utilisé toutes les possibilités offertes par le règlement européen pour une industrie « zéro net » du 28 juin 2024 pour promouvoir la localisation de la chaîne de valeur et les investissements industriels en Europe et en France au travers de critères d'éligibilité et de notation relatifs au lieu d'approvisionnement des principaux composants des éoliennes en mer, qui permettront ainsi de valoriser les sites de productions situés à proximité des futurs parcs. Concernant l'éolien flottant, la France détient une avance industrielle grâce au soutien de trois fermes pilotes, au lancement de premiers appels d'offres commerciaux et au co-financement de l'adaptation des infrastructures portuaires à cette nouvelle industrie via un appel à projets France 2030, dont les résultats ont été annoncés le 30 juillet 2026. Cette stratégie permet ainsi de construire une véritable chaîne de valeur sur le territoire avec des retombées économiques importantes pour les sites industrialo-portuaires français. S'agissant de l'évaluation des ressources publiques allouées à l'atteinte des objectifs de développement, elles sont détaillées dans la partie 6.6 de la PPE3.